Il y a 27 ans, le 13 février 1995, le comédien, acteur et metteur en scène Azzedine Medjoubi était assassiné par les terroristes du Groupe islamique armée (GIA).
C’était au temps où les terroristes ciblaient les intellectuels et hommes et femmes de culture. Medjoubi était la bonne cible, comme l’étaient Tahar Djaout et Abdelkader Alloula.
L’homme avait consacré toute sa vie à l’art. Après le passage par le conservatoire, il passera par la télévision et le théâtre et prouvera ses dons de brillant comédien. Au Théâtre national algérien, il se produira dans plusieurs pièces, telles que Les Bas-fonds, La bonne âme de Setchouan et Bab El Foutouh.
Mis à part les planches, il se fera un nom dans le monde du grand et petits écrans en jouant dans plusieurs petits et longs métrages tels Ettarfa de Sid Ali Fettar, un film interdit de diffusion pour ses critiques de la bureaucratie pendant au moins une décennie.
Connu en tant qu’acteur, il retournera à chaque fois à son premier amour, le théâtre, en tant que comédien puis metteur scène.
Les amateurs de théâtre n’oublieront jamais Bab El Foutouh ou Hafila Tassir. Il encouragera le théâtre amateur notamment à Oran et Saïda où il dirigera une troupe.
Après avoir quitté le Théâtre national, il aura une belle aventure en créant avec Ziani Cherif Ayad, Benguettaf et Sonia, la troupe privée Citadelle qui jouera notamment El Ayta et Hafila Tassir dans une nouvelle version.
Azzedine Medjoubi était un véritable homme de théâtre. Il aimait le théâtre et avait consacré toute sa vie à cet art. Il avait plein de projets. Dommage, ceux qui avaient mis fin à sa vie ne pensaient pas comme lui. Ils n’avaient qu’un seul projet : tuer ceux qui pensent et créent.
Bari Stambouli
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