- Algérie
– Algérie : le gouvernement annonce l’ouverture d’une ligne maritime avec le Qatar
L’Algérie veut réduire la dépendance de son économie vis-à-vis des hydrocarbures. Le pays renforce ses partenariats commerciaux avec d’autres Etats, afin de se créer de nouveaux débouchés pour ses exportations non pétrolières.
Au cours d’une visite d’État entamée le 19 février dernier à Doha, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a révélé que l’Algérie va ouvrir une ligne maritime qui reliera ses ports à ceux du Qatar. Cette liaison sera réalisée avant la fin de l’année 2022.
L’Algérie cherche depuis quelques années à diversifier ses sources de revenus et réduire sa dépendance vis-à-vis des recettes pétrolières. Le pays qui est aussi un gros producteur de gaz, de fer et de vin entre autres, entend tirer au maximum parti de ces secteurs.
Récemment, le gouvernement a aussi annoncé la réouverture des liaisons maritimes entre l’Algérie et la Mauritanie, puis avec la Libye. Le ministre algérien en charge des Transports, Aïssa Bekkai, a également indiqué que la ligne Alger-Nouakchott serait fonctionnelle à partir du 24 février 2022.
L’opérationnalisation de ces différentes liaisons offre à l’Algérie des débouchés supplémentaires pour intensifier ses échanges commerciaux avec le reste du monde.
– Algérie : Sonatrach engage Sinopec pour installer un nouveau réservoir de stockage de GNL à Skikda
En juillet 2021, la production de l’usine de GNL de Skikda avait repris, après près d’un mois et demi d’arrêt lié à des problèmes techniques.
En Algérie, la société pétrolière publique Sonatrach a annoncé, le jeudi 17 février, qu’elle a signé avec le groupe chinois Sinopec, un contrat de 177,7 millions de dollars pour construire, d’ici 40 mois, un réservoir de stockage de GNL sur la plateforme de production de GNL de Skikda.
Selon les précisions fournies par la société, l’accord implique la réalisation par Sinopec, d’un réservoir de stockage d’une capacité de 150 000 mètres cubes et le démantèlement de deux autres réservoirs existants sur place.
En outre, l’accord prévoit la livraison et le raccordement des équipements de la future installation au système de chargement de GNL de la nouvelle jetée de Skikda. Il s’agit d’un projet en cours d’exécution dans le cadre des travaux d’extension des capacités du complexe gazier. L’objectif étant de faciliter les déplacements des navires de GNL dédiés à l’exportation.
À terme, Sonatrach ambitionne d’augmenter aussi bien ses capacités de stockage que d’exportation de GNL. Un objectif en lien avec sa volonté de renforcer son leadership régional en matière de production de GNL.
Le complexe gazier de Skikda est situé dans l’est Algérien sur un site de 92 ha. Il est alimenté par du gaz en provenance du champ de Hassi R’mel.
Source : Agenceecofin
- Mauritanie
– Désaccord sur le Mali : le président mauritanien Ould Ghazouani snobe Emmanuel Macron
Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a préféré décliner l’invitation du chef de l’État français Emmanuel Macron pour le mini-sommet sur le Sahel organisé à Paris.
Ould Ghazouani a préféré se rendre à Bruxelles pour prendre part au sommet Union Européenne-Union Africaine. Une manière, selon des sources bien informées à Nouakchott, de signifier au locataire de l’Élysée le mécontentement des autorités mauritaniennes quant à la gestion du dossier malien par la France.
Emmanuel Macron, qui a annoncé ce jeudi 17 février, a ordonné le retrait des troupes françaises du Mali et donc la fin des opérations Barkhane et Takuba dans ce pays. En plus, c’est aujourd’hui la Russie qui devient l’acteur principal au Mali. Un nouveau joueur que les dirigeants mauritaniens ne connaissent pas très bien et dont ils se méfient énormément.
C’est donc normal, selon les sources de Maghreb-intelligence que le président Ould Ghazouani n’envoie que son ministre des Affaires étrangères pour le représenter à Paris. « Les Mauritaniens, pourtant très actifs dans la lutte contre le terrorisme, pensent qu’ils n’ont pas été traités par les Français comme des partenaires à part entière. Cela les a mis en colère », nous affirme un ancien diplomate français qui connaît bien le pays.
Source : Bamada.net