L’Algérie a la législation internationale de son côté, puisque la suspension du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération est une mesure légale, après le changement de position du gouvernement Sanchez, a indiqué l’Association espagnole des professeurs de droit international public et de relations internationales (AEPDIRI).
Le changement de la position du gouvernement de Pedro Sanchez au sujet de la question du Sahara occidental n’affecte pas la nature du territoire du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, ni le statut des parties. Cependant, cela implique un éloignement du gouvernement espagnol du droit international et des responsabilités juridiques en tant que puissance administrante du territoire, ont rappelé les juristes espagnols dans un article publié par le site publico.
Cette association a fait remarquer que ce changement suppose plusieurs manquements au droit international applicable au cas sahraoui du fait, notamment du non respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, inscrit dans de multiples résolutions des Nations Unies, du non respect de l’obligation de garantir la tenue du référendum d’autodétermination et de l’ignorance des violations des droits de l’homme perpétrées par le Maroc dans les territoires sahraouis, documentées et dénoncées par différentes organisations internationales.
Double violation du droit international
Ce changement de position du gouvernement Sanchez n’affecte pas la nature du territoire du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, ni le statut des parties. Cependant, cela implique un éloignement du gouvernement espagnol du droit international et des responsabilités juridiques en tant que puissance administrante du territoire, a rappelé l’Association espagnole des professeurs de droit international public et de relations internationales (AEPDIRI).
Cette dernière estime que la décision du gouvernement espagnol de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental est une double violation du droit international. Aussi, la violation flagrante et grave du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui par l’Espagne, ainsi que la reconnaissance des conséquences de l’invasion militaire du régime marocain, obligent tous les États à exiger que l’Espagne revienne à la légalité.
Etant donné que l’Espagne n’a pas répondu aux demandes de retour à la légalité de l’Algérie, la suspension du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec l’Espagne est une contre-mesure aussi légale que nécessaire et attendue.
Dans ce contexte, les juristes et professeurs espagnols confirment que l’Algérie a agi rationnellement dans le strict respect du droit international. Après que l’Espagne a gravement violé le droit international.
Dans ce conflit, l’UE et l’Espagne sont placées du côté de la violation du droit international et l’Algérie se positionne comme son défenseur, conclut la même source.
La pire chose est de s’opposer à l’Algérie
Le gouvernement de Sanchez est aussi sous les critiques en Espagne, comme en témoigne la sortie de Javier Fernandez-Lasquetty, ministre de l’Économie et des Finances de la Communauté de Madrid, qui a blâmé Pedro Sanchez pour le conflit avec l’Algérie en assurant que «la pire des choses est que l’Espagne puisse faire est de s’opposer, et comme l’a fait Pedro Sanchez, au principal fournisseur de gaz de l’Espagne, qui est l’Algérie».
Pour Lasquetty a estimé que «l’irresponsabilité de Sanchez avec l’Algérie coûte très cher aux personnes, aux entreprises et aux familles».
«Je pense que cette décision absolument irresponsable du gouvernement de Pedro Sanchez avec l’Algérie dans un dossier qui est de la plus haute importance, coûte beaucoup d’argent aux gens, aux entreprises», a-t-il déclaré lors d’une interview à Telemadrid.
Sanchez sommé d’indemniser 1400 entreprises valenciennes
Pour sa part, Joan Baldovi, porte-parole de la coalition Compromis, a demandé au gouvernement de Sanchez une indemnisation pour les entreprises touchées par la crise avec l’Algérie
Baldovi rappelle que 25% des ventes espagnoles au pays d’Afrique du Nord proviennent de la Communauté valencienne et a demandé au gouvernement d’activer une compensation pour les 1.400 entreprises valenciennes qui exportent des produits vers l’Algérie et qui vont être affectées par la rupture des relations commerciales avec le pays.
La demande a été exprimée par son député Joan Baldovi, qui a présenté une initiative pour savoir si l’exécutif a l’intention d’adopter une mesure à cet égard.
«Avoir cédé au chantage et aux menaces du Maroc génère actuellement une crise diplomatique avec l’Algérie de grande ampleur», dénonce le député valencien, qui fustige à nouveau le virage «unilatéral» de Pedro Sanchez sur le Sahara occidental.
Dans ce contexte, Baldovi demande à l’exécutif d’avancer quelles autres implications économiques et sociales cette crise diplomatique avec l’Algérie entraînera pour les entreprises et l’ensemble du territoire valencien.
Source : https://lalgerieaujourdhui.dz/des-juristes-espagnols-enfoncent-sanchez-lalgerie-a-le-droit-international-de-son-cote/