L’Emir Abdelkader, éléments pour un film réussi.
INTRODUCTION
Écrire un biopic peut être un véritable défi. Non seulement vous devez naviguer dans les difficultés habituelles de l’écriture de scénario – de la construction du personnage à la structure de l’histoire – mais vous devez également faire l’effort supplémentaire d’une recherche exhaustive sur votre sujet. Vous vous demandez inévitablement : « Est-ce que je rends justice à l’histoire de mon sujet ? « Suis-je qualifié pour raconter leur histoire ? » « Est-ce que je fais ça correctement ? » “Comment puis-je même commencer le processus !?”
- Eviter les erreurs passées :
En 2013 on a essayé de réaliser un film sur l’émir Abdelkader et on s’est rendu compte que l’argent à lui seul ne suffisait pas puisque l’absence d’éléments professionnels responsables pouvant le mener à bon port, a fini par l’achever.
En 2013, on avait choisi un Palestinien pour jouer le rôle de l’émir. On l’a fait venir en Algérie pour lui apprendre le parler Algérien. Autant choisir un Algérien dès le départ dans ce cas. Investir des sommes énormes pour faire un film en parler local qui forcément réduira l’audience de ce dernier et être forcé de le sous-titrer même dans les pays arabes est un autre non-sens c’était la 1ère erreur.
La 2ème erreur a été d’associer un non-Algérien à l’écriture du scénario.
L’âme d’un film c’est le scénario. En l’occurrence, le scénariste doit être algérien car le scénario du film sur l’émir est à la fois un engagement patriotique et une responsabilité morale puisque le travail abouti sera une source de fierté pour le pays si le film a du succès ou source de dérision dans le cas contraire.
Un troisième non-sens (3ème erreur) est d’avoir commencé à peaufiner le scénario en « aval » alors qu’il devrait être fait en « amont » et non après avoir choisi le producteur et le réalisateur.
- Importance préalable du scénario :
Toute action en vue de concrétiser le film exige l’existence préalable du SCENARIO.
Aucune tête d’affiche ou réalisateur de renom n’acceptera de s’engager dans un film sans avoir vu au préalable le scénario.
- Un scénario de qualité.
On peut faire un mauvais film à partir d’un très bon scénario mais le contraire n’a jamais été vrai.
- Comment savoir qu’on a le bon scénario ? :
C’est simple. Il s’agit de le faire valider par quelques spécialistes notables ? d’en avoir des retours (Feed-back) écrits et ainsi pouvoir évaluer objectivement la viabilité de ce scénario sur le plan artistique avant d’entamer l’investissement financier qui sera indéniablement important.
Une fois cette étape franchie, on aura sécurisé un bon scénario pour l’étape suivante : l’équipe de réalisation.
- L’équipe de réalisation:
Avec un bon scénario en main, le bon sens dicte de lui trouver un très bon réalisateur, de très bons acteurs, une très bonne équipe technique avec lesquels le film pourra affronter le monde une fois terminé.
Car le film sur l’émir sera non seulement la vitrine qui présentera notre identité millénaire au monde mais est destiné à être un blockbuster, un film au potentiel commercial très important avec un grand investissement publicitaire comme l’affirme son promoteur :
« L’établissement public Al Djazaïri est chargé de « distribuer le film et ses dérivés sur le marché national et international sur tout support d’exploitation, d’exploiter le film et ses dérivés, de gérer le recouvrement des droits moraux et financiers du film et ses dérivés, et d’assurer la communication et la publicité autour du film ».
Quelle logique implique ce choix ?
- Le choix impliqué :
Ce choix implique un Réalisateur et une équipe technique de classe professionnelle de pointe pour toucher le monde entier et de faire des profits.
Alors il faut avoir le courage de franchir le pas qu’implique ce choix.
- Quel sera ce pas à franchir ?
La dimension internationale du projet impose que la version du film soit aussi internationale et donc en Anglais comme ça a été le cas pour Omar El Mokhtar, Ghandi, Lawrence d’Arabie.
La version en Arabe et dans les langues principales du monde viendront ensuite.
Avec un très bon scénario et en suivant la démarche citée ci-dessus, on pourra passer à l’étape de la prévision de la situation sur le terrain réel, le DESIGN du film. C’est le travail de professionnels qui projettent le film sur papier avant de le tourner et là, pour un film de ce genre, on aura besoin de la technologie CGI.
- C’est quoi la technologie CGI ?
La technologie CGI, un acronyme, Anglais qui signifie : computer-generated imagery. En gros des images générées par ordinateur, des images de synthèse qui font donc parties des effets-spéciaux dans les films.
Ils sont souvent utilisés pour reproduire :
- L’eau, le feu, la fumée autant dans leur forme que dans leur mouvement.
- Remplacer des objets, des meubles, des personnages : monstres, animaux, humains.
- Tout un environnement : Les montagnes, les forêts les déserts, les armées et mêmes des villes entières.
- Besoins du film sur l’émir en CGI :
LES COMBATS :
- Le débarquement français à Sidi Ferruch. Les centaines de bateaux et les milliers de soldats et de chevaux et d’armement.
- Les explosions des canons et autres armes à feu.
- Les scènes de combats entre les soldats de l’émir et les Français : des milliers de figurants et de chevaux.
LES DECORS :
Architecture :
- Les palais des turcs
- Mascara (ancienne)
- Bataille de Ain-Madhi (architecture de la ville de Sidi Mohammed El- Tidjani.)
- GUETNA lieu de naissance de l’émir et la Zaouia.
- Châteaux français (déportement de l’émir)
- Syrie : Maison de l’émir et environnement d’époque.
La construction en réel de ces éléments coûteront un investissement considérable pour ne pas dire impossible.
Donc pour les décors, n’acheter et ne construire que ce qui est indispensable et sur décision de professionnels recrutés et laisser le reste au CGI où les coûts de production sont de loin moindres.
- Film final :
Une fois le film terminé, les aires francophones, anglophones, hispanophones, arabophones, asiatiques et autres attendront de voir notre film.
Quel film leur montrerons-nous ?
Juste un film Algérien de plus pour les cinéphiles du monde ou verront-ils la naissance d’un cinéma Algérien comme jadis on disait le cinéma soviétique, le cinéma Italien, le cinéma Indien, un cinéma de qualité et fortement ancré dans nos valeurs ?
- CONCLUSION :
Le film sur l’Emir Abdelkader doit être un tournant décisif dans le cinéma Algérien, car il doit impérativement rentrer dans ses frais et dégager des bénéfices qui seront la base pour financer les films à venir.
SCENARIO
Problèmes esthétiques à résoudre pour le film sur l’Emir Abdelkader.
- Commençons par le nom du héros à faire connaître aux jeunes Algériens et au monde
L’Emir Abdelkader El-Djazaïri. El-Djazaïri, c’est-à-dire l’Algérien. Le personnage en entier est déjà contenu dans le titre du film. Être algérien veut dire qu’il porte des valeurs propres à ce pays et qui datent de la nuit des temps.
Puisque l’homme est aux facettes multiples, quelle est la facette qui répond le mieux aux attentes actuelles du monde et à celles de la jeunesse algérienne ?
Donc il s’agit d’offrir un modèle d’identification positive aux Algériens et au monde à travers le génie de l’écriture scénaristique et de la réalisation.
- PARADIGMES D’ECRITURE
Parmi les paradigmes d’écriture scénaristiques qui existent de par le monde (il y en a une dizaine), quel paradigme choisir ?
- ARC DE DEVELOPPEMENT DU HEROS
Si l’Emir est un héros, et il l’est, comment montrer l’arc de développement de sa personnalité avec ses hauts et ses bas cinématographiquement et en faire une unité évolutive ?
- THEME ET MESSAGE
Un scénario (un film) a un but à atteindre et un message à transmettre. Comment les atteindre sans avoir l’air de disserter un cours académique ennuyeux à une audience qui ne restera pas 20 minutes collée à son siège et rester dans le domaine du divertissement éclairé, loin du film documentaire ?
Comment œuvrer pour que ce scénario donne un film sur l’Emir qui soit un modèle d’identification pour notre jeunesse et celles à venir, à proposer à l’humanité, à travers la personnalité de l’Emir une vision humaniste propre à nous ?
Comment présenter notre héros national non pas comme un super héros mais, juste un homme, exceptionnel certes mais humble et humain, qui aime sa famille, sa tribu, son pays, qui s’est cultivé et qui a continué à apprendre toute sa vie et, selon le moment, chef, père de famille, guerrier, poète ou un homme de religion.
En fin de compte, qu’est-ce qu’être Algérien veut dire ?
- SOLUTIONS PROPOSEES
Une Version Internationale en Anglais du scénario pour un film de DEUX HEURES qui répond à ces interrogations et qui permet sans délai de commencer les contacts avec les professionnels pour concrétiser ce film d’envergure mondiale vers lequel les yeux des Algériens restent tournés avec beaucoup d’espoir.
Ainsi ce pari pourra être gagné.
Abdelouahab Hammoudi
Romancier-Scénariste
Auteur du scénario :
Abdelkader, the Algerian.
4 comments
merciiiiiiiiiiiiiiiii
Mohamed Redha, je suis content que mon texte vous ait plu. J’espère que l’Algérie aura un film sur l’émir Abdelkader à la hauteur. C’est un défi qu’on a posé au monde : jouer avec les grands, et ce monde nous attend au tournant.
Que dois-je retenir de la lecture de ce texte ?
Un enseignant, un formateur prodiguant les meilleures approches pour réussir incontestablement son œuvre cinématographique.
On voit là la perspective de réalisation du film sur l Émir.
J’espère que ces recommandations seront prises lors du choix du scénario du film.
Abdelmalek Guennoud, pour pousser la jeunesse Algérienne à regarder ce film,il ne faut pas oublier la notion de SPECTACLE! D’ailleurs une bonne partie des Algériens est sceptique quant à nos capacités à produire un film digne de l’émir et proposer une hsitoire captivante le forçant à suivre le film du début à la fin. Si cette fois l’on n’est pas convaincant, alors notre crédibilité sur le plan cinématographique est perdue à jamais.
Merci pour votre passage.