Plus de 50 000 expatriés ont, comme lui, décidé de franchir le pas et fait le pari de leur pays. Les success story se multiplient.
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Aide-toi et le ciel t’aidera
Il s’abat sur l’occident comme une ère de déclin. L’atmosphère y est à la grisaille, au pessimisme. On y parle de crise, récession, chômage, de perspectives sombres, de population vieillissante, de retraites qu’on ne touchera pas, de guerre mondiale. L’occident ne fait plus rêver, il déprime.
De l’autre côté de la Méditerranée, des façades maritimes à la beauté sauvage, des plages au bleu lagon, des levers et couchers de soleil aux multiples nuances, tantôt chatoyantes tantôt embrasant le ciel d’un feu divin qui laissent des impressions et des souvenirs impérissables, et une jeunesse effervescente, avec sa verve, son enthousiasme.
Cette image riante, cet horizon idyllique, c’est l’Algérie, avec son ciel au bleu immaculé et profond comme la mer, et son soleil qui parcourt ce tableau du zénith au crépuscule, chamarrant les hauteurs et les plaines de couleurs somptueuses, captivant l’oeil d’illustres peintres, qui, fascinés par ce cadre fabuleux, y élurent domicile.
L’Algérie attire comme aimant, elle enchante, surprend les voyageurs venus de tous les horizons découvrir ce joyaux longtemps caché, peu connu des Algériens eux-mêmes. Les investisseurs y affluent pour ses immenses potentialités, les chancelleries se bousculent à son perron car elle est la porte mais elle détient également la clé de l’Afrique.
C’est là que Farouk, alias Notre Destin, a décidé de s’établir définitivement après avoir quitté son pays natal dans les années 1970, à l’âge de 4 ans.
Cadre dans le tourisme en France pendant 25 ans, convaincu que c’est ici que se trouve son avenir ainsi que celui de ses compatriotes, il a tout quitté pour lancer son projet, une marque de produits cosmétiques à base d’huile de pépin de figue de barbarie, qu’il a baptisé Andiya, un clin d’œil à notre vernaculaire.
Fervent patriote, il n’a qu’un leitmotiv, un seul message à transmettre à la communauté : “C’est à nous qu’il revient de bâtir la nouvelle Algérie, car personne ne le fera à notre place” ; il n’a qu’un voeu : voir plus d’un million de ses compatriotes d’outre-mer participer au boom économique de leur patrie.
Aujourd’hui, son affaire marche et il exporte sa production, notamment en France. Sa situation économique étant désormais établie et assurée, il profite de la vie en faisant le tour d’Algérie en voiture pour mieux apprécier les splendides panoramas offerts par la diversité de nos paysages.
“Pas besoin d’aller ailleurs, il y a tant à découvrir dans mon pays-continent”. Pour lui la France, c’est fini. “Je ne pourrai plus y vivre”, confie-t-il. “C’est en Algérie que se trouve la simplicité, la joie de vivre, parmi les amis, les voisins, la famille”.
Au cours de ses voyages, il est tombé sous le charme d’une ancienne et majestueuse mosquée de la région de Timimoun datant du 9ème/10ème siècle. Presque réduite en état de ruine par le poids des ans et les assauts des intempéries, il s’est donné comme objectif, avec son ami Mohamed de Tlemcen, de la restaurer bénévolement par ses propres moyens. Après un appel aux dons et à la générosité de sa petite communauté via YouTube, le chantier est lancé avec la participation des locaux, ravis de voir revivre cet antique joyau qui avait rythmé la vie spirituelle de leurs ancêtres.
Farouk a encore beaucoup d’autres idées, plein d’autres projets, notamment dans le tourisme, sa première vocation. Ce foisonnement créatif, cette confiance en un avenir optimiste, il croit la tenir de la magie de sa terre natale : c’est l’effet Algérie.
A l’évocation de son histoire, montent petit à petit et tour à tour en mon fort intérieur deux mélodies, dont l’universalisme trouve écho en chaque humain : celle de Dahmane Al Harachi, “Ya Rayah” et le sonnet du poète classique de la Renaissance, Joachim du Bellay, “Heureux, qui comme Ulysse, a fait un beau voyage” et est revenu en son village.
Car heureux, Farouk l’est sans aucun doute dans sa patrie, où il se sent pleinement chez lui. Pourquoi pas vous ?
1 comment
Merci Miloud et Bravoooo à khouna Farouk