Fatma Zohra Hakem
Les experts internationaux n’ont pas été avec le dos de la cuillère pour dénoncer «les manœuvres» ciblant l’Algérie à travers l’affaire d’exfiltration clandestine et illégale de la ressortissante algérienne, Amira Bouraoui, dont la présence physique sur le territoire national est prescrite par la justice algérienne.
«L’Algérie est un pays qui dérange avec ses positions constantes et respectables », estime d’emblée, Rachid Allouche, expert en relations internationales. Plus précis, à ce propos, il notera que ceux qui en veulent à l’Algérie sont en fait représentés par « un courant à l’intérieur des centres de décisions français ainsi que par l’extrême droite qui n’ont pas intérêt à ce que les relations algéro-françaises soient au beau fixe avec le respect de la souveraineté des deux pays ». Dans le même ordre d’idées, il relève que l’acharnement contre notre pays s’explique aussi par «son rôle dans le Sahel et l’Afrique du nord » précisant que tout est fait pour affaiblir sa position dans la région ». Dans ce cadre, la presse française a été « utilisée et orientée dans cette affaire pour expliquer l’inexplicable» a-t-il estimé.
C’est aussi ce que pense Abdelkader Soufi, enseignant universitaire et expert en relations internationales. « Les médias français ont tendance à jongler avec les concepts de démocratie et droits de l’homme en taisant par exemple justement la question des gilets jaunes pour ne citer que cet exemple », note-t-il. Evoquant l’affaire de la ressortissante algérienne exfiltrée qui a quitté illégalement le territoire national, il soutient qu’il est impossible d’assister à une telle situation sans une intervention des services secrets français». « Ceux qui ne voient pas une machination dans cette affaire sont soit des propagandistes soit des inconscients par rapport à ce qui se trame autour de l’Algérie », juge-t-il.
Le Dr Soufi estime, en outre que l’Algérie dérange ceux qui sont en train de perdre pied dans la région du Sahel et qui savent pertinemment que notre pays est un pivot dans la Méditerranée». Même son de cloche chez Kahi Mabrouk, expert et enseignant en relations internationales à l’université de Ouargla : « L’Algérie dérange grandement par ses positions constantes dans une multitude de questions internationales». Il pointe du doigt les tentatives désespérées de la presse française d’exploiter l’affaire de l’exfiltrée dans le but «de déstabiliser les relations fortes et fraternelles entre l’Algérie et la Tunisie ».
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