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Brahim TAKHEROUBT
Retrouvailles, embrassades, joie et convivialité. Une ambiance de fête a régné, hier, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal (Alger) où s’est réunie toute la famille de la presse sans exception. Près de 1 000 personnes, entre journalistes et assimilés, étaient réunies le temps d’un déjeuner offert en leur honneur par le président Tebboune. Les médias nationaux ont rarement connu une fête aussi grandiose à l’occasion de célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Une symbolique et un message exprimant l’entière disponibilité du chef de l’État envers cette corporation qui s’est toujours sentie, à tort ou à raison, oubliée. En présidant hier, la cérémonie de célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, coïncidant avec le 3 mai, Abdelmadjid Tebboune, a vu grand. La cérémonie s’est déroulée en présence de hauts responsables de l’État, de membres du gouvernement, ainsi que de représentants de la presse nationale et internationale accrédités en Algérie. Le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a prononcé une allocution dans laquelle il a salué les différentes réformes en cours dans le secteur de la communication et les efforts consentis par l’État pour promouvoir le secteur. Le ministre a également réaffirmé le soutien de l’Algérie aux luttes de tous les journalistes libres et de tous ceux épris de liberté dans le monde. Et comme une joie en appelle une autre, le classement annuel de la liberté de la presse publié hier, par Reporters sans frontières (RSF), positionne l’Algérie comme meilleur pays en Afrique du Nord devançant aussi bien le Maroc que la Tunisie.
Hier, au CIC une conviction a été partagée: ce moment faste de la presse nationale est un réel prélude à un nouveau démarrage de ce secteur. Par cette grandiose réception, le président Tebboune a tendu sa main à une presse en détresse, car convaincue que l’Algérie nouvelle a besoin d’une presse renouvelée. Il n’est plus possible de continuer avec les mêmes pratiques et les mêmes méthodes face à des défis immenses qui attendent cette corporation.
Sans syndicat de journalistes, sans syndicats d’éditeurs, ni association ni club, la presse nationale n’a pas de représentants. Livrée à elle- même, la presse algérienne évolue au gré du vent. Mais être dans le vent, c’est avoir le sort d’une feuille morte. La nouvelle loi est un moment opportun pour ouvrir le débat sans complexe. Elle consacre la volonté du président Abdelmadjid Tebboune de donner à cette refonte médiatique un caractère novateur, en conformité avec les principes édictés par la Constitution. Le Président y tient. Il insiste particulièrement sur la mise en place d’un cadre législatif qui répond, notamment aux attentes du citoyen en matière d’information. Il appartient maintenant à la presse de se redresser, de saisir cette main tendue du Président. Il convient également de définir le positionnement de la presse à l’égard du champ politique, le rôle de l’État ainsi que la nature de son intervention dans le champ médiatique et surtout: la professionnalisation des journalistes. Il ne s’agit pas de distiller un discours lénifiant qui disqualifie toute protestation. Le vrai amour de la patrie est un amour critique. C’est en critiquant, en allumant la torche là où il fait sombre qu’on pousse à améliorer, qu’on pousse à rendre meilleure la situation.
En pleine mutation, le système médiatique national vit l’une des phases les plus cruciales de son histoire marquée par des doutes et des remises en cause. Le constat est fait: le secteur de la presse est en ruine. La seconde étape sera celle de la reconstruction sur ces décombres où pousseront des fleurs…avec des épines.
Goudjil félicite les journalistes
Le président du Conseil de la nation a salué les «travailleurs du secteur de la presse en Algérie et à travers eux des générations de journalistes chevronnés que l’Algérie a vu passer durant les différentes étapes historiques, à commencer par la Glorieuse Révolution du 1er Novembre, accompagnée par une presse révolutionnaire héroïque jusqu’à la consécration de l’Algérie nouvelle dont les fondements ont été définis par le président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune».