La question de la reconnaissance des crimes contre l’humanité commis par la France en Algérie reste sous silence, c’est l’amnésie totale. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la France a du mal à reconnaître et à assumer la responsabilité de ces exécutions.
Tout d’abord, il y a un certain nombre de facteurs politiques et historiques qui influencent cette question. L’Algérie a été une colonie française pendant plus d’un siècle, et la France considérait l’Algérie comme faisant partie de son territoire national, plutôt que comme une colonie. La France a considéré que ces actions relevaient de sa compétence souveraine sur son soi-disant territoire.
Aussi, de nombreux acteurs politiques et militaires français ont été impliqués dans des actes de violence et de répression contre les Algériens. La reconnaissance de ces exécutions pourrait remettre en question la légitimité de certaines figures politiques et militaires françaises, ce qui explique pourquoi il y a toujours eu une résistance importante à cette reconnaissance.
La reconnaissance des crimes commis en Algérie par la France pourrait ouvrir la voie à des réparations financières pour les victimes et leurs familles.
Cette reconnaissance pourrait également ouvrir la voie à des réparations financières pour les victimes et leurs familles. Cela pourrait coûter très cher à la France, et il y a une forte résistance à l’idée de payer pour les crimes commis pendant la période coloniale.
Le montant des réparations pourrait être très élevé, compte tenu de l’ampleur des crimes commis pendant la guerre d’Algérie, qui ont touché des centaines de milliers de personnes, voire plus, y compris des victimes directes et leurs familles. Il est également important de noter que les réparations financières ne sont qu’un aspect de la justice et que d’autres formes de réparation, telles que des excuses publiques, des commémorations, des programmes de réconciliation et de reconstruction, peuvent être tout aussi importantes pour les victimes et leurs familles.
Il ne sera pas facile de chiffrer avec précision le montant des réparations financières que la reconnaissance des crimes commis en Algérie pourrait impliquer pour les victimes et leurs familles, car cela dépendrait de nombreux facteurs tels que le nombre de victimes, le type de dommages subis, la durée des souffrances endurées, etc.
Cependant, il est important de souligner que la reconnaissance des crimes commis en Algérie est avant tout une question de justice et de mémoire, et que les réparations financières ne peuvent être qu’un aspect de la reconnaissance de la responsabilité de la France dans les violences coloniales commises en Algérie.
Cette reconnaissance est essentielle pour la guérison et la réconciliation entre les peuples français et algérien. Cela permettrait également d’honorer la mémoire des victimes et de leur rendre justice.
Farida Chemmakh
2 comments
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii très bel article
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