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C’est un début de mois de juillet trop prenant pour l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, qui est reparti, au moment de la célébration du 61e anniversaire de l’Algérie, revisiter les relations algéro-françaises à travers trois sorties successives, « circonstanciellement » douteuses.
PAR DJILALI B.
Après la note qu’il a présentée au think tank de l’institut Thomas-More, où le diplomate reprend son analyse sur la relation entre l’Algérie et la France, mettant un accent particulier sur la période actuelle marquée par « le pari » illusoire du président Macron, il a remis une couche, le 3 de ce mois, dans Causeur, reprenant les mêmes propos, reproches à la trajectoire que prennent ces relations tumultueuses, avant de récidiver avec cet entretien accordé au magazine Marianne.
Partant du bilan actuel qu’il établit des relations entre les deux pays – avec un résultat selon lui nul, surtout pour la France – le diplomate le plus bavard de France suggère, comme un personnage mandaté, de réviser cette tendance et de revenir à « une position
équilibrée » dans les relations avec les pays du Maghreb, particulièrement l’Algérie et le
Maroc.
Surtout le Maroc dont s’est écartée la France, selon lui, lui attribuant pourtant des
atouts de « dynamisme économique et diplomatique ». Une double erreur pour la France
qui s’éloigne d’un partenaire et « parie » sur des illusions avec l’autre. « Nous nous sommes
écartés du Maroc et nous ne récoltons rien de notre pari algérien », a-t-il affirmé.
Le timing bien choisi
Choisissant ce 5 juillet pour revenir à la charge, cette sortie de Driencourt n’est pas le fruit du hasard. Elle est encore moins dénuée d’arrière-pensée politique qui, d’ailleurs, ressort de ses propos. En plus de suggérer, comme le ferait un missionné, de revoir la relation entre Alger et Paris, l’ancien ambassadeur de France en Algérie, de 2008 à 2012 et de 2017 à 2020, suggère une révision dans laquelle Paris trouvera des intérêts « ses intérêts », parce qu’il considère que là, la France ne gagne rien avec l’Algérie.
Ce qui le ramène naturellement à rebondir sur la révision de l’accord de 1968 qu’il dénonce et demande à ouvrir un dialogue avec Alger pour l’amender. Parce qu’il estime qu’il n’est profitable qu’à l’Algérie.
Le diplomate français le plus connu à Alger en raison de sa longévité, de ses rencontres et amitiés avec des membres de l’intelligentsia, des intellectuels et des responsables algériens, développe, ces dernières années, un discours dans lequel se reconnaitront facilement toutes les droites et même les socialistes fondamentalement anti Algériens, les extrémistes et les résidus des nostalgiques de l’Algérie française dont le poids demeure considérable dans la décision politique de l’Elysée. Bien plus, il semble aujourd’hui le « fournisseur de contenus » de tous ces extrémistes et anti-Algériens.
Driencourt ne se gênait d’ailleurs pas pour tresser des lauriers au défunt président
Bouteflika. On était loin de « l’angélisme vis-àvis d’Alger » qu’il évoque aujourd’hui pour dire
qu’il est « préoccupant ». Et pour justifier ses « salves » inopportunes empreintes de préjugés sur l’Algérie, ses autorités et sa relation avec la France.
Quand Driencourt crie à l’ingérence…
Driencourt ne se contente pas de puiser son argumentaire dans l’histoire des relations entre les deux pays, il insère des éléments de l’actualité pour étayer son analyse
destinée à la classe politique française, mais qui malheureusement peut servir les
groupes extrémistes qui y trouveront une bonne source d’inspiration pour nourrir leur
idéologie raciste. Il est ainsi reparti sur les traces de l’affaire Bouraoui, le dernier couplet de l’hymne national, Qassaman dont il est outré par sa réintroduction dans son exécution et, enfin, pour se dévoiler davantage, accuse l’Algérie de jeter de l’huile sur le feu parce que son chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, a réagi à l’assassinat du jeune Nahel et appelé les autorités françaises à protéger les ressortissants algériens sur leur sol.
Pour lui, il s’agit d’une « ingérence dans les affaires internes de la France ». Que dire alors de l’implication directe et de la complicité de la France dans la majorité des conflits et des crises qui secouent le Moyen-Orient (Syrie) et l’Afrique (Libye, Centrafrique, Mali…), du chaos qu’elle a provoqué partout où ses soldats sont passés et des crimes qu’ils ont commis !
Qu’est-ce qui peut bien justifier ces piques « diplomatiques » de l’ancien diplomate, peut-on se demander. La réponse découle de sa proposition de reconfigurer l’Union pour la Méditerranée (UPM), le projet mortné du président Sarkozy que Driencourt estime être trop large et vague, qu’il suggère de remplacer par le 3+3 : l’Italie, la France et l’Espagne ; en face la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.
Il reconnaît cependant que ce sera difficile en raison des différends entre certains pays. Cette option ne serait-elle pas élaborée pour sauver le peu de territoire qui reste des zones d’ »influence » de la France qui est chassée de bien des pays africains et dont la présence est tout aussi dénoncée ?
D’aucuns l’accusent d’ailleurs de pratiquer un « néocolonialisme ». Elle chercherait ainsi à
préserver son petit pré-carré maghrébin qui risque aussi de totalement lui échapper. Et
Alger, autonome dans ses décisions, ses rapprochements géopolitiques ne plaisent pas à
la France. Et Driencourt de le dire de manière diplomatique… maladroite.
D. B.
5 comments
Les tribulations d’un diplomate français à Alger ! L’énigme Driencourt en Algérie. (Partie I et II)
https://algerie54.dz/2023/01/24/diplomatie-desinformatiion/
https://algerie54.dz/2023/01/25/diplomatie-desinformation-2/
Commentaire d’un internaute:
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Driencourt qui épousé la nièce de l’ancien premier ministre Michel Debré, à qui il doit son ascension professionnelle.
Vu son niveau intellectuel très faible, c’est grâce au piston de sa belle famille qu’il a gravi les échelons.
L’ancien premier ministre Michel Debré était le fils d’un médecin, Robert Amsellem Debré, un pédiatre renommé.
Cette famille s’est installée en France grâce au père de Robert, le Rabbin Simon Debré, qui a suivi sa formation talmudique au Yeshiva de Wurtzbourg, en Allemagne, ou ils étaient établis sous un nom israélite qu’ils ont changé en Debré après leur immigration.
Simon Debré a aussi été Grand rabbin de Neuilly-sur-Seine. Il officiait notamment dans le 16e arrondissement de Paris.
Deux endroits qui ont connu une forte immigration de Juifs d’Europe centrale, dont l’installation avait été facilité par le Grand Rabbin Debré.
Nicolas Sarkozy a longtemps été maire de Neuilly Sur Seine, ou il a fréquenté les Debré, la belle famille de Driencourt.
C’est Sarkozy qui a nommé Driencourt ambassadeur à Alger.
Merci pour toutes ces informations on ami
J’aimerais bien dire à ce diplomate de faible niveau, M. Driencourt, depuis le temps que vous vous attaquez à l’Algérie, permettez-moi de vous féliciter.
Votre rôle de composition est un petit chef-d’œuvre de mimétisme, tout y est, le mensonge, l’Inculture, la vacuité, et cela, je sais quoi, de sotte fraîcheur qui anime tant de nos anciens qui n’ont rien vu, rien vécu, jamais rien fait de leurs dix doigts et qui se permettent de l’ouvrir, sauf vous bien sûr !!!!!!
Vraiment, encore bravo, et ne cessez pas ce divertissement, car plus vous vous attaquiez à l’Algérie et mieux, elle se porte ! Encore merci
Merci à vous