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Une année et demie après les mesures prises pour remettre le secteur de l’industrie sur les rails, les données officielles émanant du ministère des finances montrent une courbe ascendante de l’évolution de la croissance de la valeur ajoutée du secteur et l’amélioration de sa participation au PIB au cours du premier trimestre de l’année en cours.
ABDELLAH B.
En effet, le secteur de l’industrie a enregistré, durant les trois premiers mois de 2023, une croissance importante de la valeur ajoutée de 6,1% contre 4,2 durant la même période de l’année 2022.
Cette croissance de la valeur ajoutée, indice de mesure de la création de richesse, a été réalisée dans des filières clés comme celle des matériaux de construction qui a réalisé un taux de croissance de la valeur ajoutée de 5,6% contre 1,6% durant la même période de l’année dernière.
La filière de l’industrie ISMME (industrie sidérurgique, métallique, mécanique et électrique) a réalisé la plus belle des performances dans le secteur de l’industrie avec un taux de croissance 7,5% au premier trimestre de l’année en cours contre -6% durant la même période de l’année 2022.
L’autre filière qui est l’industrie diverse, en difficulté au premier trimestre de l’année 2022, a réalisé quant à elle un boom remarquable en termes de croissance de la valeur ajoutée, en passant de moins 0,3% à 21% durant le premier trimestre 2023.
Pour ce qui est de la valeur de l’apport du secteur de l’industrie au PIB, les données officielles détaillent l’apport de chacune des filières avec un aperçu sur une évolution positive de leur participation au PIB avec un apport global de 358,5 milliards de dinars au
premier trimestre 2023, contre 322,9 milliards de dinars durant la même période de
l’année précédente.
L’industrie agroalimentaire en tête de classement
En allant plus dans les détails concernant la participation de ces filières au produit intérieur brut (PIB), l’industrie agroalimentaire figure en tête de classement avec 143,9 milliards de dinars, les ISMME avec 34 milliards de dinars.
Le chiffre devra connaître une évolution significative durant cette année en raison des travaux d’extension et réalisation de nouvelles unités de production dont l’entrée en exploitation est programmée pour 2023.
Par ailleurs, avec les mesures prises au cours de l’année en cours, notamment en matière de l’octroi du foncier industriel ou encore en termes de facilitation fiscale ou parafiscale accordée aux opérateurs économiques dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, la donne pourrait changer graduellement dans le moyen terme.
L’objectif est donc de donner une nouvelle impulsion pour l’activité industrielle à travers la levée de l’une des contraintes administratives à l’investissement, qui s’est traduite d’une part par le dégel des centaines de projets restés depuis des années dans les tiroirs poussiéreux du ministère de l’industrie.
En d’autres termes, tous les indicateurs laissent prétendre un avenir florissant pour le secteur de l’industrie qui devrait assurer la locomotive du développement économique du pays, car la redynamisation du secteur de l’industrie est un passage obligatoire pour l’amélioration des exportations hors hydrocarbures du pays.