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Même si la sécurité alimentaire ne sera pas acquise à court terme, l’Algérie fournit de grands efforts pour répondre à une demande interne croissante en produits alimentaires. Le dernier rapport de l’organisation onusienne pour l’alimentation et l’agriculture a placé l’Algérie au même niveau que les pays développés en termes d’accès aux produits alimentaires.
PAR ABDELLAH B.
En effet, dans le cadre des efforts continus pour le développement du secteur dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Algérie enregistre des progrès, mais ils restent insuffisants par rapport aux besoins du marché local.
Accès aux produits alimentaires : l’Algérie dans le vert
En fait, le rapport consacré par les experts de la FAO au suivi de réalisation des cibles liées à l’alimentation et à l’agriculture à l’échelle internationale, l’Algérie est le seul pays africain qui figure dans la case verte, en termes d’indicateurs de prévalence de la sous-alimentation à l’échelle nationale, suivie par l’Égypte et le Maroc respectivement dans la catégorie des pays qui sont sur la voie d’atteindre l’objectif ciblé. Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, l’Algérie figure dans la catégorie des pays en voie d’atteindre l’objectif de la FAO.
Dans ce volet, l’Algérie, l’Afrique du Sud et l’Egypte sont les pays africains les plus proches d’atteindre la cible, à savoir la sécurité alimentaire. Sur ce point précisément, les experts de la FAO constatent une progression dans la réalisation du programme, mais avec un rythme lent, contrairement aux pays développés. Sur ce point, l’Algérie s’est déjà fixé le chemin en matière de développement du secteur de l’agriculture, et ce, à travers l’adoption d’une nouvelle politique agricole.
L’objectif esquissé est d’améliorer la production nationale, notamment la filière céréalière qui demeure l’une des lacunes du secteur. Aujourd’hui, le secteur de l’agriculture figure en tête des contributeurs au PIB en dehors des hydrocarbures avec un montant de 3,200 milliards de dinars l’année dernière.
Embûches et obstacles
Revenant sur les embûches et les obstacles qui freinent la mise en œuvre du programme de développement durable de la FAO à l’horizon 2023 à l’échelle internationale, les experts de l’organisation onusienne pointent la crise sanitaire et les conflits géopolitiques qui ont eu un impact sérieux sur la réalisation des objectifs à atteindre.
« A mi-parcours de la mise en œuvre du programme de développement durable à l’horizon 2030 (programme 2030), les dernières données en date indiquent que la plupart des cibles des objectifs de développement durable (ODD) en lien avec l’alimentation et l’agriculture sont encore loin d’être atteintes », lit-on dans le document.
La même source ajoute que cette situation de stagnation s’explique par « le relèvement post-pandémie s’est avéré lent et inégal, et le monde est aujourd’hui confronté à de nombreux risques de nature géopolitique, socioéconomique et climatique », lit-on dans le document. De ce fait, la FAO juge que les efforts en matière de réalisation des programmes de développement durable « devront être doublés pour atteindre la cible relative au retard de croissance à l’échelle mondiale d’ici à 2030 »