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Chaabane BENSACI
Dévoué corps et âme aux objectifs et à la stratégie du complexe militaro-industriel américain, l’ex-chef d’état-major américain, Colin Powell, est resté tristement célèbre pour ses fieffés mensonges au détriment de l’Irak totalement détruit sous prétexte qu’il détenait des armes chimiques. Intervenant devant le Conseil de sécurité de l’ONU, il avait brandi des «preuves» dont on a su, par la suite, qu’elles avaient été trafiquées par la CIA pour convaincre les Nations unies de valider la coalition internationale qui a massacré des millions d’Irakiens et mis le pays à genoux pour de très nombreuses décennies. Aujourd’hui, il apparaît que Washington use des mêmes stratagèmes et d’hommes tels que Powell puisque le veto contre la résolution sur le cessez-le-feu à Ghaza, appuyée pourtant par l’ensemble des membres permanents et non permanents à l’exception du Royaume-Uni qui s’est abstenu, a été fièrement brandi par Robert A.Wood, représentant suppléant des USA auprès de l’ONU. Le clone de Powell a été chargé de la triste besogne dont il a cherché à justifier les tenants et les aboutissants, sans parvenir à convaincre qui que ce soit tant la cause était entendue quant à l’engagement total américain aux côtés du fléau sioniste. Robert A.Wood n’est qu’un simple maillon d’une chaîne beaucoup plus tributaire de la mainmise sioniste, au sein de l’administration Biden où un bon nombre de secrétaires dÉEtat et de leurs adjoints politiques et militaires, ont les mêmes paramètres que Netanyahu et ses sbires. Cependant, des voix discordantes se font entendre, depuis quelques jours, et on a même vu certaines figures démocrates s’insurger contre un parti pris flagrant, tandis que des élus n’ont pas hésité à bousculer le Congrès pour y dénoncer un génocide flagrant en Palestine occupée. Mais les petits ruisseaux ne font pas les grands fleuves et la réalité restera telle tant que les efforts des pays africains et asiatiques ne seront pas concrétisés. Ceux-ci réclament, à juste titre, une réforme de l’ONU et la fin d’un ordre unilatéral qui permet aux États-Unis de jouer au shérif dans tous les coins et recoins du monde, tirant d’abord puis «justifiant» ensuite. Depuis plusieurs années, l’Union africaine, les 77 pays du Mouvement des Non-Alignés, ainsi que la Russie et la Chine en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité, tentent de bousculer la citadelle occidentale, construite par et pour les Occidentaux et eux seuls, afin de faire émerger un nouvel ordre international, respectueux de la multilatéralité. En attendant que vienne ce jour, il importe de consacrer au plus vite le droit inaliénable du peuple palestinien à son État avec El Qods pour capitale.