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PAR ABDELLAH B.
Après avoir joué un rôle pivot dans le rééquilibrage du marché pétrolier en 2016, l’Algérie s’apprête à laisser à nouveau son empreinte en rassemblant les pays producteurs du gaz pour sortir avec une déclaration commune visant à façonner l’avenir du gaz naturel.
Lors de ce 7e sommet des chefs des Etats membres et observateurs du GECF qu’abritera l’Algérie du 29 février au 2 mars de l’année prochaine, les discussions tourneront autour des moyens et modalités à suivre et qui seront inscrits dans la déclaration d’Alger, visant à redessiner la carte gazière mondiale.
Cette rencontre intervient dans une conjoncture très particulière, marquée à la fois par une levée des boucliers contre les énergies fossiles d’une part et la hausse de la demande sur le gaz sur le marché international. Une forte similitude existe entre cet événement et celui de 2016, toujours en Algérie, et qui a été sanctionnée par une déclaration « historique » qui a posé les fondements d’un équilibrage du marché pétrolier pour sortir du choc de 2014.
La question qui se pose est de savoir si le même scénario se reproduira le 2 mars prochain à Alger. En effet, tous les signaux sont en faveur d’un accord aussi historique entre les membres du cartel gazier qui se fixe un objectif assez clair, celui de garantir un marché stable pour ce combustible qui est appelé à jouer un rôle important dans la transition énergétique.
« L’organisation d’un évènement aussi important en Algérie dans une conjoncture très particulière, marquée par l’importance cruciale du gaz dans la sécurité énergétique et dans la transition énergétique, traduit le rôle important que joue l’Algérie au sein du GECF, en tant que membre fondateur, et sur la scène énergétique internationale en tant que fournisseur fiable de l’énergie », a déclaré le ministre de l’énergie et des mines Mohamed Arkab.
Dans le même sillage, l’occasion est opportune pour les membres du GECF de s’affirmer comme acteurs incontournables sur le marché international qui se dirige de plus en plus vers une augmentation de la demande mondiale. Dans ce sens, le ministre n’a pas manqué de mettre en avant le rôle que jouera dans l’avenir ce combustible et l’importance de la redéfinition des priorités des pays producteurs.
« L’objectif est de soutenir les droits souverains des pays membres sur leurs ressources en gaz naturel et de contribuer au développement durable et à la sécurité énergétique mondiale », a-t-il fait savoir.
En allant plus dans les détails, le ministre indique que la « déclaration d’Alger » reflétera ainsi la vision et la position communes du GECF sur diverses questions liées au gaz, telles que le rôle du gaz dans la transition énergétique, l’importance de l’infrastructure gazière et des investissements, la promotion du gaz en tant que source d’énergie propre et fiable, et le renforcement de la coopération gazière et du dialogue avec d’autres parties prenantes.
Le poids des pays du GEFC
L’évolution des besoins du marché énergétique mondial et l’impact de la question géopolitique imposent l’entreprise d’une démarche commune pour les pays producteurs de gaz, qui s’activent sous la coupe du GECF, à jouer un rôle clé sur la scène internationale.
L’organisation se présente aujourd’hui comme une force majeure en détenant 70% des réserves mondiales prouvées de gaz, plus de 40% de la production commercialisée, 47% des exportations par gazoduc et plus de la moitié des exportations de GNL dans le monde. L’alliance est composée de 12 pays membres permanents et 7 membres observateurs. Il s’agit de l’Algérie, la Bolivie, l’Egypte, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, le Nigeria, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago, les Emirats arabes unis, le Venezuela en plus de l’Angola, l’Azerbaïdjan, l’Irak, la Malaisie, la Mauritanie, le Mozambique et le Pérou
comme membres observateurs.
Objectifs attendus
Par ailleurs, plusieurs thématiques seront abordées lors de cette rencontre d’Alger qui tourneront autour de la valorisation de l’industrie gazière d’une part et aussi de son avenir dans la transition énergétique mondiale.
Parmi les priorités stratégiques du forum des producteurs de gaz, faire progresser les technologies modernes dans l’industrie gazière afin de fournir sur le marché un produit aux normes environnementales, d’après le secrétaire général du cartel, Mohamed Hamel.
La réunion d’Alger est déjà perçue par de nombreux observateurs comme le point de départ pour donner une nouvelle impulsion au secteur gazier, du moment où le monde s’achemine vers la transition énergétique.
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