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PAR AMAR R.
L’Ambassadeur d’Algérie à Washington Sabri Boukadoum a reçu, jeudi, Joshua Harris, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique du Nord, pour discuter du renforcement des relations bilatérales et d’évoquer plusieurs questions régionales d’intérêt commun, notamment celle inhérente au Sahara occidental.
Cette réunion qui marque la première activité officielle de Sabri Boukadoum depuis sa nomination à ce poste en octobre de l’année dernière a été l’occasion de réaffirmer l’importance de continuer à renforcer les relations bilatérales et d’évoquer plusieurs questions régionales d’intérêt commun, selon un communiqué de l’ambassade
d’Algérie aux Etats-Unis.
Le Département d’Etat américain a, de son côté, indiqué sur la plate-forme X que le
secrétaire d’Etat adjoint a assuré à l’ambassadeur d’Algérie l’engagement des Etats-Unis à travailler en étroite collaboration pour atteindre des objectifs bilatéraux et régionaux communs.
Le sous-secrétaire d’Etat adjoint Joshua Harris avait effectué une visite officielle en
Algérie, en décembre dernier, dans le cadre des consultations visant à renforcer la paix
régionale et intensifier le processus politique des Nations unies au Sahara occidental.
«Ferveur américaine»
La rencontre de Boukadoum avec Harris intervient dans un contexte de « ferveur
américaine jamais observée auparavant » à l’égard de la question du Sahara occidental,
comme l’a affirmé récemment le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf.
« Depuis septembre dernier, nous avons observé une ferveur américaine, dans la
participation à la quête d’une solution à la question du Sahara occidental, jamais
observée auparavant, même du temps où les représentants personnels du SG de
l’ONU, à savoir James Baker et Christopher Ross, étaient américains », a déclaré Attaf
lors d’une interview accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera.
Ce qui s’est passé, a-t-il expliqué, est que pour la première fois, « des officiels du
Département d’Etat US ont pris attache directement avec des responsables sahraouis, ouvrant ainsi le dialogue avec eux ». L’Administration Biden qui a multiplié les consultations politiques et diplomatiques sur la situation sécuritaire complexe dans la région vient de donner une nouvelle indication sur sa volonté de clore le dossier du Sahara occidental, comme en témoigne cette rencontre du sous-secrétaire américain avec l’ambassadeur d’Algérie à Washington, moins d’un mois après son retour de sa tournée au Maghreb.
Dans une interview publiée le 9 décembre sur le site de l’ambassade des Etats-Unis à Alger, le sous-secrétaire d’Etat adjoint Joshua Harris a noté que « les États-Unis sont très concentrés sur la réussite du processus de l’ONU au Sahara occidental », ajoutant : « Nous estimons qu’il est très urgent de permettre à l’envoyé personnel de Mistura de progresser sans plus tarder. »
Harris avait souligné que « la paix ne peut être imposée de l’extérieur », ajoutant que « la
seule solution durable est un processus des Nations unies qui permette aux personnes
vivant au Sahara occidental de réfléchir à un apport significatif concernant leur avenir »,
dans un rejet des pressions du Maroc pour imposer son « plan d’autonomie ».
L’Administration de Joe Biden qui affiche sa volonté à tourner la page du Tweet de
Donald Trump considère en effet le « Plan d’autonomie » comme l’ »une des options » pour le règlement du dossier du Sahara occidental, et parle avec insistance d’une solution « durable et digne » pour le peuple sahraoui.
L’Algérie, pour sa part, a réaffirmé dans une récente déclaration de Attaf son attachement continu au rêve maghrébin. Il a souligné que l’Algérie s’efforce de résoudre les différends avec son voisin de l’Ouest tout en insistant sur l’inaltérabilité du rêve maghrébin, et sur le rôle crucial de l’Algérie dans sa concrétisation.