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La filière aquacole à Chlef (200 km à l’Ouest d’Alger) a enregistré durant la période allant de 2020 à 2023 un saut qualitatif qui l’a propulsé au rang de leader national du domaine, avec six fermes d’aquaculture marine assurant un taux de 60% de la production nationale de poisson, de quoi marquer sa contribution au renforcement de la sécurité alimentaire, tout en consacrant les objectifs du développement durable.
En effet, « un bond de production » a été réalisé par la wilaya à la période indiquée, dans le domaine de l’aquaculture, en plus d’une maîtrise du processus et des techniques d’ensemencement de manière à garantir la durabilité des réserves de poissons, renforcer la sécurité alimentaire et relever la valeur du produit local, dans le cadre de la vision de l’ Algérie nouvelle, visant la relance du secteur de la pêche et la promotion de l’activité aquacole, à travers la promulgation d’une série de mesures réglementaires et textes de lois pour organiser la filière, a indiqué à l’APS le directeur local de la pêche et de l’aquaculture, Hocine Melikeche.
Il a souligné la « contribution avérée » des facilitations et incitations fiscales décidées par les autorités supérieures du pays, en réponse aux doléances des professionnels du secteur, dont la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée pour les investisseurs du domaine, « dans le lancement de nouveaux investissements ayant valu à Chlef le leadership national, en la matière, avec six fermes marines, qui ont porté sa capacité de production de 1.400 tonnes de poissons en 2019 à 2.200 tonnes en 2020 ».
Encore plus, en dépit des répercussions de la pandémie du Coronavirus sur le secteur, les fermes d’aquaculture marine de la wilaya ont réalisé une production globale de 1.637 tonnes en 2021, puis 1.563 tonnes en 2022. Des chiffres « nettement à la hausse » comparativement à ceux de 2019 (1.400 tonnes), tandis que les prévisions dans le domaine tablent sur une production de pas moins de 2000 tonnes dans trois fermes marines, à la fin de l’année en cours.
Trois autres fermes sont en cours de réensemencement et exploitation, de manière à porter la production à plus de 4.000 tonnes en 2024, selon le même responsable.