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par Said Boucetta.
Objectivement, l’économie nationale est sur la bonne voie. Les indices d’une progression significative ne manquent pas. Les guichets uniques institués par la nouvelle loi sur les investissements dans les 58 wilayas ne désemplissent pas. Des centaines de dossiers sont déposés hebdomadairement. Une dynamique qui étonne jusqu’aux animateurs de la relance économique.
Le nombre d’entreprises et de personnes physiques versé sur l’exportation est en hausse constante. Près de 6 000 au dernier pointage du Centre national des registres du commerce.
Les recettes des exportations hors hydrocarbures augmentent de plus de 2 milliards de dollars annuellement. L’ambition est de les doubler dans un très proche avenir.
À côté de tous ces indices prouvant que les choses tournent à l’avantage de l’économie nationale, on retiendra la finalisation du dossier Fiat.
L’affaire est conclue après quelques années de négociations, mais aussi grâce à un alignement des planètes en faveur de l’Algérie. Ne tournons pas autour du pot et disons clairement que la géopolitique du moment sert les intérêts du pays et de son économie.
Mais osons également affirmer qu’ avec ou sans la guerre en Ukraine, les gros contrats étaient sur le point d’être signés. Une simple question de temps. Pour cause, les constructeurs automobiles ont clairement formulé leur intention d’investir dans la production de véhicule.
Favorisée par son positionnement géostratégique, porte de l’Afrique, quatrième puissance africaine, l’Algérie est une destination naturelle, en ces temps où le continent noir attire les convoitises de tous les puissants du moment.
Grand pays agricole, l’Algérie réussit, ces trois dernières années, des performances notables dans sa sécurité alimentaire. Elle sera garantie sous peu grâce à de gros investissements annoncés dans le sud du pays. Des centaines de milliers d’hectares seront réservés à la céréaliculture. Un enjeu stratégique.
Tous ces faits attestent, si besoin, du réveil d’un géant africain. L’essor économique de l’Algérie profitera à toute la région du Maghreb et du Sahel. Et plus en profondeur dans les territoires du continent.
La vision stratégique de l’Algérie s’étend d’Alger jusqu’au Cap en Afrique du Sud. Il s’agit d’éviter un autre épisode d’exploitation des richesses du continent.
L’adhésion aux Brics, la promotion de la Zlecaf et l’aboutissement des grands projets structurants à l’échelle de l’Afrique protégeront les Africains et obligeront Occidentaux et Asiatiques au partenariat.
Tout cela est possible, mais après l’acquisition des technologies. Là est la question essentielle.