On considère généralement qu’un pays est riche lorsqu’il possède au moins 1% des réserves mondiales de terres rares. L’Algérie, à elle seule, en détiendrait plus de 20% ! Mais encore, notre sous-sol n’a pas dévoilé tout son potentiel.
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Thorium, potasse, lithium, coltan, uranium, mais aussi silice, étain, manganèse, zinc, phosphate, tungstène, etc, etc. Et la liste est loin d’être exhaustive.
“What esle ?” dirait George.
Entrant dans le développement des technologies de pointe, ils revêtent une extrême importance stratégique, notamment dans un contexte de conflits et de crises multidimensionnelles.
Or, selon la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen : “Les besoins en terres rares de l’UE vont être multipliés par 5 d’ici 2030”. D’où le ballet incessant de délégations parlementaires, ministérielles de nombreux pays de l’UE (mais pas seulement) en Algérie.
Cependant, qui ne demande rien n’a rien. Il nous appartient donc de rappeler à nos partenaires que notre pays ne saurait être envisagé comme un entrepôt ou un stock, où ils peuvent puiser selon leurs besoins et à leurs conditions. Il n’est plus désormais question de vendre nos ressources naturelles à l’état brut. Nous voulons intégrer les chaînes de valeur à tous les niveaux.
Nous sommes en effet dans une position exceptionnelle de force nous permettant d’exiger un partage de production et un transfert de technologie, notamment dans les semi-conducteurs, les technologies spatiales, la nanotechnologie, la biotechnologie, etc.
L’Europe ne peut ignorer les nombreux avantages comparatifs qu’offrent notre pays :
– des ressources abondantes
– une énergie disponible et bon marché
– une main-d’œuvre qualifiée et aux coûts compétitifs
– une situation géographique privilégiée,
– une durée d’ensoleillement exceptionnelle,
– etc
Pourquoi dès lors chercher plus loin des solutions : tous les ingrédients sont là pour répondre aux problématiques européennes, notamment énergétiques (gaz, hydrogène vert, exportation d’électricité: etc). Il suffit simplement d’établir un partenariat gagnant-gagnant au bénéfice de toutes les parties, et de constater que, dans tous les domaines considérés comme stratégiques (sécurité énergétique, technologie de pointe, etc), tous les chemins mènent à Alger.