Il y a plus d’une dizaine d’années, l’incubateur, «La Bulle Space», était un simple rêve que partageaient un père et sa fille. Aujourd’hui, c’est devenu une réalité et une véritable pépinière pour les porteurs de projets et pour les jeunes diplômés. Tout en les formant sur l’entreprenariat, l’incubateur se charge aussi de la création administrative, ô combien contraignante, des entreprises.
Forte de son expérience de dix ans dans la communication et dans l’événementiel pour le compte de différentes entreprises, la jeune entrepreneure, Sara Daoudi, a décidé, en 2018, d’être son propre chef. Un rêve qu’elle caressait depuis qu’elle était étudiante en ressources humaines, en commerce et en marketing. Un rêve qu’elle partageait avec son père qui voulait aider et accompagner les jeunes à se lancer dans l’entreprenariat et à apporter une valeur ajoutée à l’économie nationale. C’est ainsi qu’est né l’incubateur «La Bulle Space», l’espace le plus approprié pour atteindre cet objectif. «Ce projet me tenait à cœur depuis très longtemps car c’est un rêve que je partageais avec mon père, aujourd’hui décédé. Il était avocat et espérait partager tout ce qu’il avait appris au cours de son parcours professionnel avec les nouveaux diplômés, inculquer notamment les notions juridiques aux jeunes entrepreneurs», évoque-t-elle. Comme son père en parlait souvent, elle avait fait des recherches alors qu’elle était encore étudiante afin de trouver la formule la plus appropriée pour réunir les experts et les jeunes diplômés et entrepreneurs dans le même espace. «C’est ce qui m’a emmené à proposer à mon père le concept de l’incubateur. C’est le lieu idéal pour mettre en contact les diplômés ou les jeunes entrepreneurs avec les experts et les professionnels dans différents domaines», rapporte-t-elle. Après le décès de son père, elle s’est accrochée encore plus à son projet. Mais avant de se lancer dans le bain, elle a tenu d’abord à expérimenter la vie professionnelle en travaillant dans les domaines de ses études. Une dizaine d’années plus tard, se sentant enfin prête, elle entame les démarches avec un associé. Difficilement, cela dit, car elle ne savait pas par quoi commencer. «Rien que l’accès à l’information et aux procédures, c’était une véritable épreuve! Mon associé et moi, nous ne savions pas comment devions nous procéder pour créer notre entreprise. Nous avions besoin d’informations, d’orientations et de soutien, mais nous ne savions pas à qui nous adresser. Nous avons tellement galéré pour créer notre entreprise qu’on s’était promis de tout faire afin que les futures entrepreneurs ne soient pas confrontés aux mêmes contraintes que nous», souligne-t-elle.
Hébergement, accompagnement, coaching
Courir après les paperasses, trouver un local adéquat et pas trop cher, …des soucis qui n’ont pas été faciles à gérer. «C’était tellement flou que chaque étape était comme une épreuve. Rien que pour trouver un locataire qui acceptait de mentionner le montant exact de la location dans le contrat, ça relevait d’un parcours de combattant. Heureusement, cela ne nous a pas pris trop de temps. La création administrative a été, certes, très contraignante, mais rapide», remarque-t-elle. Aujourd’hui, elle est fière d’avoir enfin pu réaliser son rêve et celui de son défunt père. La Bulle Space est officiellement une structure d’hébergement et d’accompagnement pour les jeunes entrepreneurs, porteurs de projets et pour les diplômés qui veulent parfaire leur apprentissage. «Notre structure propose des bureaux entièrement équipés avec le service secrétariat, des espaces de détente, des salles de réunion ainsi que d’autres prestations qui facilitent le travail aux jeunes entreprises et à des prix très abordables. Nous offrons l’opportunité à nos clients de payer mensuellement et non annuellement. Exiger un paiement annuel peut devenir contraignant et émousser l’envie d’entreprendre», révèle-t-elle. L’incubateur propose donc du coaching et de la formation pour les porteurs de projets, les accompagnant dans toutes les étapes. A ce propos, elle précise que l’incubateur peut se charger de la création administrative de leurs entreprises afin que les porteurs de projets se concentrent davantage sur leur business. «Nous sommes deux associés dans cette entreprise. Moi, je me charge de tout ce qui a trait au marketing et mon associé s’occupe du côté financier. Nous avons la chance de compter sur une pléthore de formateurs, d’experts et professionnels dans différents domaines», conclut-elle.
Farida Belkhiri
horizons.dz 22.09.2021
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