Le président Emmanuel Macron, en visite officielle de trois jours en Algérie, ne saura éviter la question mémorielle, tout comme il aura à répondre de la «bourde» commise lors de sa campagne électorale en exprimant des doutes quant à l’existence de la Nation algérienne avant la colonisation française.
Aucun président français n’a échappé au délicat exercice d’évoquer l’histoire commune, au risque d’être réduit en charpie par les uns et lapidé par les autres, mais tous ont été obligés de faire au moins une concession comme gage de bonne volonté pour dégivrer des relations bilatérales frigorifiées et relancer le dialogue entre les deux capitales. D’autant plus que, vu d’Alger, le tort est du côté hexagonal, non seulement à cause de déclarations jugées des plus irrespectueuses, mais aussi d’initiatives politiques peu amicales à l’endroit d’un partenaire aussi important, à l’exemple de la réduction drastique dans la délivrance de visas pour les Algériens.
Toutefois, en dépit des efforts des ultras des deux côtés de la Méditerranée pour élargir la brèche, la discorde n’a pas fait d’embardée ni dépassé le duel à fleuret moucheté.
Du côté d’Alger, le premier pas pour une réconciliation ne pouvait être fait que par Paris et par son Président. Alger, on s’en rappelle, avait quasiment refusé toutes les démarches de membres du gouvernement français.
Le voyage d’Alger s’imposait à Macron pour se rabibocher avec un partenaire qui avait entre-temps acquis une dimension d’importance stratégique, à la suite de la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine. L’énergie et les investissements dans le secteur des hydrocarbures, l’approvisionnement de l’Europe seront donc certainement et naturellement au centre des discussions, ainsi que la situation au Mali, en Libye notamment, outre la lutte contre le terrorisme dans la région.
L’autre préoccupation dans cette reprise du dialogue politique entre les deux capitales consistera à trouver les voies et moyens de requinquer le partenariat économique.
La part de la France dans le marché algérien stagne, quand elle ne rétrécit pas, en raison d’une perte de compétitivité face à des rivaux comme la Chine, et à des lobbies anti-algériens qui travaillent à empêcher l’établissement de liens économiques bénéfiques aux deux pays.
La culture aussi est otage des perturbations cycliques qui affectent les relations algéro-françaises et le recul dans ce domaine est symptomatique, en dépit de la densité humaine qui les caractérise. Il est certain qu’entre l’Algérie et la France, l’indifférence ne sera jamais de mise.
Comme dans un vieux couple, les disputes ponctueront longtemps encore leurs échanges, suivies aussitôt d’une inévitable réconciliation. La redistribution des cartes est aujourd’hui en faveur de l’Algérie qui pourra négocier relativement en position de force, en tout cas suffisamment pour rééquilibrer les choses dans de nombreux domaines d’intérêt.
Ouali Mouterfi
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2 comments
Quel article misérable d’un amoureux francophile ! Un language des sentiments , génération des enfants de la France à oublier qui nous ont fait perdre tellement d’opportunité avec leur attachement à la France !
Ah bon tata “Tata” !!!
Cet article, moi je l’ai pris d’un journal patriotes, dont le lien est en dessous du texte…là je l’ai bien relu, un tout ptit peu mou , j’en conviens (dernier paragraphe, les ultras des deux cotés et qlq mots moins forts ) …. Mais de là, à me traiter de francophile “amoureux”, tu ne sais pas à quel point t’as tord…
je vais laisser cet article si misérable à tes yeux pour que tu te rappelles toujours lesdits enfants de la france que toi et des algériens comme toi avaient enfantés, ya tata “Tata”.