Beaucoup d’Algériens naïfs croyaient que l’idée de changement était suffisante pour que ceux qui la clament deviennent des références et des porte-drapeaux d’un mouvement qui se prétend «révolutionnaire» et radical à la fois. Les masques tombent et les traîtres se font connaître. La trahison finira tôt ou tard à se faire démasquer. Les «hirakistes» de la dernière heure, ceux qui faisaient montrer leur allégeance aveugle aux oligarques qui ont spolié l’État et l’ont transformé en un instrument privé pour avoir plus de marge pour mettre à genoux le pays et le vider de ses richesses, viennent d’être rattrapés par les événements. La plupart de ces gens qui ont fait des réseaux sociaux et de la blogosphère en général leur arme de choix dans le cadre d’un plan de déstabilisation du pays, s’avèrent inféodés à des officines étrangères, d’autres l’ont fait exprimer récemment qu’ils travaillent pour le régime marocain du Makhzen. La honte de ces gens qui se prenaient un certain moment pour des «éclaireurs» de la conscience des masses, s’avèrent des majordomes et des sbires de la pire des monarchies qui puissent exister dans les temps modernes, à savoir le Makhzen, une entité hybride créée par les puissances coloniales et elle se maintient pour le même objectif pour lequel elle a été créée. La duperie a servi pendant quelque temps, elle ne pouvait pas se maintenir tout le temps. Les choses se sont cristallisées depuis, et les décantations ont bien fait le reste. Des énergumènes qui se présentaient comme faiseurs d’opinion et comme «opposition» de pacotille, alors qu’ils n’ont jamais milité ni connu la notion de l’opposition, si ce n’est se montrer plus flasque à leurs multiples maîtres et mentors. La vérité a pu jaillir dans le grand vacarme et verbiage de ces mercenaires et traîtres champions en trahison toute honte bue. Le «Hirak» 2 était bel et bien une réalité qui est apparue d’une manière «imprévisible» lors du sursaut patriotique et populaire du 22 février 2019. C’est durant ce moment que les nébuleuses et les forces occultes commençaient à actionner leurs plans ourdis et leurs scénarii contre l’Etat national et l’unité du pays. Un nombre considérable de crédules et de naïfs prêtaient l’oreille à ses mercenaires via la blogosphère et les réseaux sociaux sans pour autant prendre la peine de connaître et chercher qui se cache derrière les écrans de ces réseaux dont les tenants et les aboutissants sont ailleurs, c’est-à-dire dans les laboratoires de renseignements étrangers et leurs officines se dissimulant derrière des fallacieux énoncés de droit de l’homme et de démocratie. La «printanisation» de l’Algérie était bel et bien inscrite dans l’agenda des puissances étrangères connues pour leur approche hégémonique du monde et d’appétits expansionnistes et néocolonialistes.
Ces puissances n’ont pas pu réaliser leur agenda durant la période phare de l’élan historique du mouvement populaire un certain 22 février 2019. Ils ont alors actionné le deuxième plan, celui de la guerre de quatrième génération, c’est-à-dire l’investissement dans le Net en faisant propager les fake news et manipulations hautement préparées pour faire dans la brouille des consciences de la jeunesse algérienne. Des attaques sans cesse ont été formulées contre l’Algérie par tous les moyens possibles pour pousser au pourrissement et créer un climat de psychose et de sinistrose dans le but de plonger le pays dans le chaos.
Les mercenaires «algériens» ont été choisis comme profil qui correspond aux objectifs des officines étrangères pour réaliser le plan conçu au préalable pour réduire l’Algérie à feu et à sang. Mais, hélas, tous les plans ourdis ont échoué et les mercenaires et les traîtres sont en train de se démasquer en plein jour.
Les Algériens sont en train de voir de visu que le Mouvement populaire qui se voulait algérien par excellence, a été détourné par les affidés des agendas étrangers et leurs plans d’ingérence dans les affaires du pays jusqu’à même marchander la souveraineté et l’unité nationale de la nation.
Hocine Neffah
lexpression.dz