Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahamane, présidera, aujourd’hui à Hassi Messaou, la commémoration du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA.
Accompagné par Abdelhafidh Allahoum, conseiller du président de la République et de membres du gouvernement, il supervisera le lancement du Centre de séparation et de compression Upside Nord dédié au traitement du gaz et inspectera des installations énergétiques.
Cette commémoration offre l’opportunité de mettre en lumière deux épopées phares de la lutte de l’Algérie pour son indépendance et sa souveraineté. En effet, la création de l’UGTA, le 24 février 1956, et son combat pour libérer le pays du joug du colonialisme et la décision historique de nationalisation des hydrocarbures à la même date de l’année 1971, sont deux dates mémorables de notre histoire reflétant la détermination de l’Algérie à bâtir un État national indépendant et souverain.
L’évènement intervient cette année dans un contexte où les pouvoirs publics, en application du programme du président de la République et de ses engagements, accentuent les efforts, d’une part, pour consolider et préserver les acquis sociaux, et relever, d’autre part, les défis de la relance économique suivant une stratégie de diversification qui inclut la poursuite des investissements dans l’extraction et l’exploitation des hydrocarbures. Au plan social, la préservation du pouvoir d’achat, au cœur des préoccupations des pouvoirs publics, s’est traduite par une série de mesures audacieuses afin d’atténuer les effets indésirables de l’inflation provoqués par la hausse des prix due notamment à la crise sanitaire. A ce propos, le traitement de l’incidence sociale due à l’épidémie s’est poursuivi par la prise de décisions dont la plus récente est l’octroi d’une allocation chômage de 13.000 DA dès le mois de mars. Mettant l’accent sur l’impératif de la diversification économique, le chef de l’État dira que l’avenir de l’Algérie ne sera pas lié aux prix du pétrole.
Accentuer les investissements énergétiques
Le secteur de l’énergie fait face à de nombreux défis qui soulignent l’exigence d’accroître l’investissement à même d’optimiser l’exploitation des capacités avérées dont il dispose, aussi bien en hydrocarbures qu’en matière d’énergies nouvelles et renouvelables.
En ce sens, l’adaptation aux mutations vers la transition énergétique est l’un des objectifs clés pour consolider la sécurité énergétique. Il s’agit aussi de s’adapter aux mutations perpétuelles sur la scène internationale, qu’elles soient conjoncturelles comme c’est le cas actuellement avec la crise ukrainienne ou inscrites dans la durée. Dans ce cadre, l’Algérie fait du respect de ses engagements vis-à-vis de ses partenaires étrangers une position de principe qu’elle a toujours honorée. Le développement des hydrocarbures exige aussi le recours à des investissements colossaux dans le gaz naturel, comme l’a rappelé le président de la République au 6e Forum des pays exportateurs de gaz à Doha. «Le gaz naturel est l’énergie du présent et du futur et occupe une place privilégiée dans les relations économiques internationales.» C’est donc dans un contexte de défis nationaux et internationaux que l’Algérie célèbre ce double anniversaire. Des défis que le pays saura relever en s’appuyant sur une stratégie d’exploitation efficiente du potentiel énergétique ainsi que sur les compétences humaines du secteur.
K. A.