La volonté du président de la République de redonner de la voix à notre diplomatie dans le concert régional et international n’est plus à démontrer. Abdelmadjid Tebboune l’avait, d’ailleurs, souligné à plusieurs reprises en affirmant que «l’engagement de l’Algérie aux côtés de l’Afrique était la première des priorités».
Etant un gros fournisseur d’hydrocarbures, un des principaux acteurs de lutte contre le terrorisme et ayant une situation géographique enviable, l’Algérie a tout pour peser sur la scène diplomatique.
Selon l’ancien ambassadeur Noureddine Djoudi, «notre diplomatie qui a marqué son retour en force sur la scène internationale en contribuant au règlement des crises demeure fidèle aux principes du 1er Novembre 1954, fondés sur le soutien aux causes justes et au droit des peuples à l’autodétermination». Pour Djoudi, la diplomatie algérienne, qui a toujours été une arme, repose sur des principes solides, à l’instar du droit des peuples à la liberté et à la dignité. « Ce qui explique que notre diplomatie s’appuie, à ce jour, sur la défense du droit des peuples à l’autodétermination ».
De l’avis du Dr Abdelkader Soufi, chercheur en questions stratégiques, «la politique interne l’a toujours emporté sur la politique externe, notamment après la décennie noire». Et d’ajouter : «Le redéploiement de notre diplomatie intervient après des années d’éclipse. Car il ne faut pas oublier que l’Algérie est passée par une situation très critique où à la fois l’économie et la politique du pays ont été sérieusement impactées.» Selon le politologue, «Abdelmadjid Tebboune s’est engagé depuis son élection à repositionner l’Algérie sur la scène internationale et de faire de notre pays une nation émergente en continuant à développer sa force de persuasion économique, diplomatique et culturelle».
Cet engagement a porté ses fruits puisque, dit-il, «l’Algérie a réussi à se positionner par rapport à certaines questions névralgiques et devenir plus attractive, notamment avec ses positions intransigeantes et intangibles». Ce qui a poussé, selon le Dr Soufi, «certaines puissances comme la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et autres à composer avec l’Algérie en tant que partenaire fiable et d’égal à égal. Et qui défend les intérêts du droit international et de la Charte des Nations unies». Pour s’en convaincre, il cite «la question du Mali, la crise libyenne, les dossiers du Sahara occidental et de la Palestine». Il rappelle, à ce titre, le message du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a félicité l’Algérie pour sa participation active dans la pacification des conflits et sa recherche de solutions politiques. Il précise, par ailleurs, que «la crise ukrainienne a montré toute l’étendue de la sagesse de la diplomatie algérienne lorsqu’il s’agit de prendre une position par rapport à une crise internationale. Ce qui conforte les fondamentaux de l’Etat algérien qui a toujours, grâce à ses positions fermes, joué un rôle de pivot régional et dans le sous-continent».
Assia Boucetta
horizons.dz