Deux jeunes militaires sont tombés, jeudi dernier, au champ d’honneur lors d’un accrochage avec un groupe terroriste sur la bande frontalière de Hassi Tiririne à In Guezzam. L’opération qui s’est soldée par la neutralisation de deux terroristes et la récupération de plusieurs armes vient rappeler que le terrorisme est une menace omniprésente.
Dans un contexte d’instabilité accrue à nos frontières en raison notamment des crises libyenne et malienne, la sécurité du pays est devenue une préoccupation majeure pour les autorités. Les éléments de l’Armée nationale font, d’ailleurs, face à une source de menace réelle qui ne cesse d’évoluer avec le terrorisme transfrontalier, la contrebande d’armes et l’immigration clandestine. Pour autant, l’Algérie est l’un des pays les plus engagés dans la sécurité régionale. Selon l’ancien officier de l’ANP Bendjana Benaoumeur, « l’Algérie n’est pas à l’abri des menaces terroristes qui demeurent omniprésentes. C’est pourquoi il faut être constamment vigilants notamment à nos frontières où le terrorisme s’est entremêlé aux réseaux criminels aguerris en trafic d’armes et de drogues». «Il ne faut pas oublier, ajoute l’officier, également chercheur en questions sécuritaires option défense, que l’Algérie dispose d’un vaste territoire qui demande une sécurisation permanente car il est plombé de points de tension, de la Tunisie jusqu’à la frontière marocaine devenue une menace directe et sérieuse avec l’arrivée de l’entité sioniste.» Pour lui, la sécurité dans la région du Sahel a également un impact considérable sur la sécurité nationale. Cette situation régionale peu stable a été poursuit-il, «une occasion pour les groupes armés de la région de se réorganiser et de s’armer». «Il est très difficile de contenir toute cette menace et surveiller cet étendu espace de frontières face à des groupes prêts à passer à l’acte», souligne-t-il. Il faut savoir, renchérit-il, qu’«il existe des zones de transit connues des seules contrebandiers. Idem pour des points d’eau très connus par les terroristes qui les utilisent pour vivre pendant une certaine période. Ces zones sont souvent impraticables et difficiles à contrôler». Il appelle, dans ce cadre, «toute la population à s’impliquer davantage dans la lutte antiterroriste et à soutenir les éléments de l’ANP dans leur action contre les groupes terroristes». L’ancien officier met, par ailleurs, en garde contre «les campagnes médiatiques de désinformation et de propagande visant à déstabiliser le pays et à semer la discorde en évoquant notamment la stratégie de modernisation de l’Armée nationale». Aujourd’hui, selon le chercheur, «tous les moyens sont permis pour faire plier l’Algérie et généraliser le chaos. A commencer par le soutien au terrorisme actif qui n’hésite pas à retourner ses armes contre nos soldats, suivi de campagnes subversives visant à semer la suspicion et le doute quant aux efforts déployés par les éléments de l’ANP qui ont consenti le tribut du sang pour que chaque Algérien se sente en sécurité».
Il faut savoir, conclut-il, que «nous faisons face à un risque que nous ne devons pas minimiser car il constitue une menace pour la sécurité et la stabilité du pays. Nous avons, dès lors, besoin constamment d’améliorer les moyens de défense et de préparer nos forces pour défendre la patrie et protéger le citoyen».
Assia Boucetta
horizons.dz