Home Algérie Algérienne La Grande Mosquée d’Alger : la Voie du Juste Milieu

La Grande Mosquée d’Alger : la Voie du Juste Milieu

by Miloud
0 comment
A+A-
Reset
“Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu (éloignée des extrêmes)” Sourate Al Baqara, verset 143.
1) Rien n’est l’effet du hasard
May be an image of 2 people la doctrine algérienne, dans tous ses aspects (diplomatique, militaire) est régie par ce principe du juste milieu : non ingérence dans les affaires internes, non alignement, etc. Ainsi, tous nos choix stratégiques ont découlé de ce précepte coranique et ont fait de l’Algérie ce qu’elle est aujourd’hui : un pôle d’équilibre.
Et c’est encore cette ligne de conduite (ce commandement pourrait-on dire), qui permet à notre pays d’être sollicité en tant qu’arbitre de confiance et respecté dans les conflits et relations internationales, ou encore pour son expertise dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
Ainsi, en ce qui concerne ce dernier volet, c’est dans l’optique de porter la voix du véritable Islam (la tolérance, la paix, le juste milieu) qu’a été édifiée la Grande Mosquée d’Alger, véritable phare éclairant le monde.
2) Les “faux prophètes ou prophètes de malheurs”
L'inauguration de la Grande Mosquée d'Alger aura lieu le 1er novembre prochainDes concitoyens, perdus dans une mondialisation confrontant des sociétés traditionnelles à des sociétés dites “progressistes”  et qui a conduit à des crispations, des replis identitaires, se trouvent ballottés dans un flux continu d’informations véhiculant des idées souvent contradictoires, et ne sachant plus à quelle branche se raccrocher, cèdent parfois aux sirènes démagogiques d’autoproclamés guides de la bienpensance et d’un islam originel (bien souvent fantasmé), qui les appellent parfois (trop régulièrement à notre sens) à prendre les armes contre leur propre population, contre leur propres frères.
Il faut reconnaître que ces individus ont été formés à bonne école et maîtrisent, pour la plupart, la rhétorique et l’art de la formule et de la démagogie. Ils ont compris, tels des publicitaires, que les concepts les plus efficaces, qui ont le plus de chance de succès sont ceux qui infantilisent le public, et donc les idées simplistes, manichéennes sont leur principaux argumentaires.
En dignes disciples de Goebbels, ils adoptent également la stratégie du “plus le mensonge est gros, mieux il passe”, et profitent de la crédulité, de la fragilité de certains citoyens.
Un trait commun que l’on pourra observer chez ces imprécateurs de tout crin (demokhrates, islamistes, indépendantistes, etc) est l’extrême intolérance, la violence sous-jacentes à leurs discours, bien loin de leur selmyia de façade affichée aux premières heures du Hirak, et dont ils se sont très vite départis, contraints de tomber les masques et révéler leur vrai visage.
N’y aurait-il pas lieu de s’interroger sur les motivations de ces partisans d’un islam originel pur qu’ils prétendent théoriser et imposer, parfois en appelant à un jihad contre leur propre pays, lorsque notre prophète (asws), par l’exemple qu’il nous a légué, nous a enseigné une sagesse toute opposée.
Plusieurs hadiths rapportent en effet la tolérance et la mansuétude dont il fit preuve lorsqu’il fut victime, en plusieurs occasions, d’attaques verbales, parfois physiques, s’opposant systématiquement au vif désir de ses compagnons de châtier la coupable imprudence de ces outrecuidants  .
D’aucuns relatent les échanges qu’il eut avec un certain Safi Ibn Sayyad qui s’autoproclamait messager de Dieu et la patience et la sagesse, dont notre prophète (asws) ne se départit jamais, contre la volonté de ses compagnons d’exécuter tout de bon ce dajjal.
Quant à la conduite du messager d’Allah (asws) en matière de guerre ou de jihad, à quelles interprétations pourraient bien  être sujettes la position défensive qu’il a adopté depuis le début de la révélation (doctrine de notre ANP) ? d’autant qu’il n’y a pas d’apparence qu’il ait pris l’initiative unilatérale de prendre les armes contre une quelconque nation et encore moins, ce nous semble, contre des populations musulmanes contrairement à nos jihadistes 2.0 dont il semble que ce soit la cible privilégiée.
D’ailleurs il n’a échappé à aucun observateur que ces derniers ont toujours veillé avec un soin scrupuleux à éviter de causer le moindre préjudice quel qu’il soit à un état hors-la-loi, illégitime au regard de la loi de Dieu et de la morale humaine, se faisant même, dit-on, soigner par celui-ci afin qu’ils puissent reprendre de plus belle leurs massacres contre leurs coreligionnaires.
Qu’il nous soit permis ici d’attester et d’insister énergiquement qu’il n’est pas dans notre propos d’inciter le moins du monde à la vindicte ou la haine à l’encontre d’une quelconque communauté.
Nous nous contentons uniquement de relater des faits de notoriété publique rapportés par divers médias et souligner cette incongruité, ou plutôt cette convergence d’intérêts des idéologies sionistes et islamistes, dont la finalité est le démembrement, la destruction des états-nations, musulmanes dans leur grande majorité, qui ne soumettent pas à l’impérialisme.
Y-a-t-il lieu de s’étonner après cette observation de ce que ces prophètes du chaos bénéficient de moyens considérables de propagande pour véhiculer leur idéologie (médias, financement, etc), ainsi que des armes qui atterrissent “par l’opération du saint esprit” entre les mains des jihadistes 2.0 (les lance-roquettes, les stinger, pick-ups, etc ne se trouvent pas chez l’épicier arabe du coin, n’est-ce pas), leur  facilité de déplacement d’un théâtre d’opérations à l’autre, et surtout les événements ou conditions qui ont conduit ou favorisé leur entrée en action ? Le conflit ukrainien en est un exemple édifiant.
Des observateurs peu avertis seront peut-être décontenancés par des alliances, qu’ils considèreront “contre nature”, de groupes dont les idéologies semblent au 1er abord antinomiques.
S’en étonnera-t-on encore lorsqu’on apprendra que tous ces mouvements sont abrités, soutenus, financés par les pays occidentaux, dont chacun chapeaute plusieurs groupuscules islamistes, laïcistes, indépendantistes, etc (ils ne parient jamais sur un seul cheval).
Ainsi, l’on verra des alliances de ces différents groupes contrôlés par le même pays se former, voire avec les groupes d’autres pays lorsque les intérêts se recoupent, ou se faire la guerre s’ils divergent.
Toutefois, l’on pourra observer, en ce qui concerne la mouvance islamiste, une tendance, à l’instar de leurs alter ego sionistes, à vouloir forcer la main de Dieu en s’escrimant à créer les conditions prévalant à la fin des temps, pour instaurer le royaume de Dieu sur terre. Et dans cette optique, ils oeuvrent à promouvoir l’idée d’un califat qui commence à émerger au sein de l’opinion publique.
 3) Tout est relatif ou la question de l’interprétation 
a) Le califat
Réception prochaine de la Grande mosquée d'Alger - L'express DZBon nombre de compatriotes et de coreligionnaires d’autres nationalités voient ainsi en la figure de Erdogan, un potentiel, voire providentiel calife.
Pour autant ce qui peut paraître une évidence pour certains, l’est beaucoup moins pour d’autres, lorsque l’on sait, par exemple, que les 4 premiers califes (les biens guidés) avaient repris le flambeau, après avoir, en quelque sorte, été élus par leur pairs.
Ayant donc été mis en place avec l’assentiment des compagnons de notre prophète (asws), il leur était ainsi conféré, en quelque sorte, une légitimité, à laquelle aucun des futurs espirants ne pourra prétendre, même si, il faut le reconnaître, celle-ci ne fit pas, semble-t-il, consensus puisque, sur les 4 califes, 3 d’entre eux ont été assassinés.
Notons au passage un autre fait remarquable : le déplacement du centre de gravité du monde musulman de Médine vers Damas qui a constitué une sorte de rupture dans la continuité des 4 premiers califats, et a vraisemblablement donné une autre impulsion, voire un autre destin à l’islam originel (administrer, régir une communauté de la dimension d’une petite ville, n’a rien de comparable avec un empire s’étendant sur 3 continents).
Mais par-dessus tout, le monde musulman a connu, dès le lendemain de la disparition du prophète (asws), une multitude de courants de pensées donnant lieu à leur tour à une multitude d’interprétations.
b) Notre cerveau, un outil de décryptage
ALGIERS | Great Mosque | Djamaa El Djazaïr | 265 m | World's Tallest Minaret | #Realized | Page 11 | SkyscraperCity Forum14 siècles ont ainsi accouché d’une abondante et prolifique littérature liturgique. Or si l’on considère le fonctionnement de l’esprit humain, il n’y a pas d’apparence que cette tendance à l’interprétation puisse un jour prendre fin.
En effet, notre cerveau n’appréhende pas son environnement, les informations qui lui sont transmises par nos organes de manière directe, mais les retranscrit, les analyse, les interprète, celles-ci lui parvenant généralement par le truchement d’ondes (sonores, électromagnétiques, etc). Pour schématiser, il n’opère  pas à la manière d’un appareil photo mais d’un ordinateur de décryptage.
De surcroît, ce décryptage ou interprétation, s’effectuera au travers d’un logiciel ou prisme propre à chaque individu, déformant plus ou moins la “réalité”, en fonction de son expérience de l’environnement, de son vécu, lui conférant une sensibilité, une “couleur” personnelle.
Ainsi le verre sera à demi plein pour l’un, et à moitié vide pour l’autre.
De la même manière la proposition “il fait bon” sera validée pour une température de 17°C pour l’un, et de 23°C pour l’autre, celui-ci jugeant la précédente température trop fraîche à son goût.
Ou encore, le symbole “arbre”, par exemple, prendra des formes différentes dans l’esprit de chacun : l’un imaginera un chêne, l’autre un bouleau, un hêtre, etc.
Ainsi les informations qui nous parviennent font l’objet de continuelles interprétations
c) Errare humanum est 
Grande Mosquée d'Alger (Alger, 2019) | StructuraeOr si l’on admet que l’homme est une créature imparfaite, dans le sens où il commet des erreurs (seul Dieu est parfait et dans une autre mesure ses anges), alors toute interprétation, tout commentaire sera inéluctablement imparfait ou du moins perfectible (ne sommes-nous pas parfois victimes d’illusions, trompés par nos propres organes?),et ce, quel que soit le niveau ou degré de savoir de l’individu, aussi brillant soit-il sauf à lui prêter des attributs de prophètes (en effet ces derniers seuls sont exempts de ces errements car guidés par Dieu directement pour certains ou par Ses anges pour d’autres).
Théoriquement, partant de ce principe, il peut y avoir autant d’interprétations, de courants philosophico-religieux qu’il existe d’individus avec leurs nuances.
Ce théorème est d’autant vrai que l’arabe étant une langue éminemment elliptique, elle se prête naturellement à des interprétations, des extrapolations, quels que soient les sources, les canaux et (comme on l’a vu) les “interprètes”, et que par ailleurs, certains passages, sous forme de paraboles, invitent le fidèle à la réflexion et donc à s’en faire une représentation suivant son niveau intellectuel.
Et même lorsque des courants prétendent que les écritures divines n’ont pas vocation à être interprétées et doivent être appliquées à la lettre, ils doivent savoir que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, il s’agit là aussi d’une interprétation, celle-ci étant de toute manière, comme on l’a vu, inévitable.
Quant aux plus extrêmistes, qui sont prompts dans l’excommunication de certains de leurs coreligionnaires au motif qu’ils n’appliquent pas correctement l(eur) islam, invitons-les à méditer le comportement de notre prophète (asws) ?
N’est-il pas dit par ailleurs :  “Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu” (éloignée des extrêmes) ? le zèle exagéré étant considéré avec distance et une certaine suspicion.
Et a-t-on réellement médité et saisi toute la portée d’un tel comportement, où notre prophète (asws) a démontré que faire preuve de sagesse et de mansuétude, plutôt que la condamnation et le châtiment, est plus propre à servir de meilleure manière Dieu, car dans tous ces exemples cela a eu pour effet d’amener à l’islam des âmes égarées.
Est-il nécessaire de rappeler que seul Dieu non seulement est apte à juger les intentions profondes de chaque être, mais que Lui Seul connaît le passé et le futur de toutes choses ?
Ainsi, un individu aujourd’hui dans l’égarement le plus absolu, sera peut-être demain le meilleur des croyants. L’homme est ainsi fait que souvent il erre, emprunte des chemins divers et tortueux pour enfin trouver la droite voie et le salut.
Or rarement la contrainte, les imprécations ou l’anathème auront conduit à ce résultat, bien souvent ils produiront l’effet inverse (c’est là l’enseignement des exemples de notre prophète, asws).
Quant à ceux qui, malgré l’enseignement de l’islam et l’exemple du prophète (asws), appelleraient encore à exécuter des pécheurs, qu’ils songent un instant qu’ils privent peut-être Dieu de futurs adorateurs sincères car en leur ôtant toute possibilité de se repentir, ils les font mourir mécréants, et ainsi les précipitent dans la géhenne. Ainsi donc, quel maître croient-ils servir en réalité ? Dieu vers qui les âmes devraient retourner ou Sheytan qui a juré d’entraîner le plus grand nombre de créatures à sa suite ? N’est-ce pas là une grande victoire d’Iblis et n’y contribuent-ils pas ?
 En outre comment serait-il en notre pouvoir de préjuger ou prédire les conséquences d’une action que nous regarderions comme bonne ou mauvaise ?
Nous serions, par exemple, tentés de considérer, de prime abord, comme mauvaise ou blamable une action consistant à aider financièrement un méchant riche au lieu d’un pauvre.
Mais sera-t-on encore de cet avis lorsque l’on apprendra que cet acte a permis au riche “mécréant” de méditer sur la charité islamique et lui fera embrasser cette religion, alors qu’en faisant la fortune du pauvre, le confort matériel aura détourné ce dernier de l’adoration de Dieu et de sa gratitude envers Celui qui lui procurait auparavant le peu qu’il possédait ?
Que savons-nous encore des conséquences d’une action aussi louable que celle consistant à faire oeuvre de charité en offrant de l’argent ou de la nourriture à un mendiant, car l’un peut avoir une destination peu recommandable, servir à s’enniverer et peut-être conduire à commettre un homicide sous l’emprise de l’alcool, et, pour l’autre, comment aurions-nous pu savoir que notre nécessiteux était sujet à des allergies et que l’aliment que nous lui avons offert aura été cause de son décès ?
Certes ces exemples sont des cas limites poussés à leur extrême, cependant notre propos n’est que de souligner ou rappeler que Dieu seul est apte à juger des actes et des êtres car Il est le Savant, l’Omniscient.
Faut-il en conclure que tous les courants religieux (malikisme, chafiisme, hanafisme, hanbalisme, etc) sont nécessairement dans l’erreur ? En appréhendant la question sous une autre perspective, il apparaîtra qu’ils contiennent tous une part de vérité, tout en étant une vision partielle (voire partiale) des écritures, et qu’ils constituent les divers degrés de lecture du Coran et de la sounnah, à des niveaux de compréhension différents, selon le “bagage intellectuel” du lecteur, et le logiciel propre (prisme) à chacun de sa lecture du monde, ou encore du degré de culpabilité de l’individu (une personne ayant peut-être plus de péchés, réels ou imaginaires, à se reprocher sera plus porté vers des lectures plus literralistes que la vision soufie, par exemple, qui lui semblerait trop “laxiste” à son goût, et ne répondant pas à son besoin de pénitence).
Ainsi, d’aucuns privilégieront la forme (dans le culte) en faisant une lecture littérale, tandis que d’autres s’intéresseront davantage au fond (le message), jusqu’à en faire une lecture quasi-ésoterique pour certains ; toutes nous semblent également valables du moment qu’elles conduisent à l’adoration sincère de Dieu, seul connaisseur des coeurs.
Ainsi nous pourrons constater en observant les nombreuses conversions à l’étranger que les classes supérieures (universitaires, médecins, etc) ont été amenés à l’islam par la lecture d’auteurs soufis, tandis que le salafisme semble attirer les classes moyennes ou prolétaires peu lectrices pour la plupart et donc potentiellement enclines à la soumission à l’autorité de prédicateurs et à la manipulation.
A chacun donc est laissé la liberté ou plus exactement la responsabilité de ses propres choix, qu’il ne saurait imposer à autrui car s’il s’avère être dans l’erreur, du moins n’entraînera-t-il pas avec lui d’autres âmes.
4) La Ikrah fi Dinn ou le libre-arbitre
9èmes Journées du Marketing Touristique à Alger - Tourisme et VoyagesNe faut-il pas considérer le fait que tous les prophètes qui ont apporté la bonne parole ou la révélation et n’en ont écrit aucune ligne de leur main, comme un enseignement, une volonté de Dieu ?
En effet, de tous ses serviteurs, il semble qu’Il ait choisi les plus humbles (dans tous les sens du terme) et, selon les traditions, qui ne savaient ni lire ni écrire.
Ne pourrait-on y voir une intention de nous faire comprendre que le message de la religion devrait être porté plus par “l’esprit” que par la lettre ?
D’autre part, ce message se concevant comme une relation sans intermédiaire entre la révélation, et donc Dieu et le fidèle, il n’a été institué aucune hiérarchie ecclésiastique à la manière chrétienne avec un pape, un évêque, etc, en cohérence avec la faculté de libre-arbitre octroyé par Dieu.
Toutefois, comme il ne nous est pas d’une part loisible d’étudier en profondeur les écritures (Coran, Sounnah, oeuvres d’oulémas, etc) ou encore d’en saisir le sens, le rôle de la Grande Mosquée d’Alger prend tout son sens pour orienter, encadrer un islam conforme à “l’esprit” (la foi résidant dans le coeur), un islam plaçant sa confiance en Dieu, un islam bienveillant, qui porte un regard sur le monde tel qu’Il l’a créé, avec ses peuples, ses croyances diverses (et leurs errements), et non tel que certains prédicateurs le voient ou souhaiteraient le voir. Car comment, alors serait-il possible de séparer le bon grain de l’ivraie, distinguer le fidèle sincère de l’hypocrite ou du bigot ?
Celle-ci serait chargée de réunir les écrits de tous les courants et branches de l’islam sans exception, afin de les étudier dans une perspective contradictoire et dotée également d’une section dédiée à l’étude comparative des religions (afin de parer éventuellement au prosélytisme évangéliste).
Ses membres seraient ainsi consultés pour rendre un avis (fatwa) sur tel ou tel point, en l’abordant sous les points de vue de tous ces courants afin d’en faire une lecture exhaustive. Ces débats pourraient être télédiffusés afin que le public puisse y assister, voire participer.
Or, il nous paraît bien suspicieux que des individus, se disant mûs par un sentiment de justice islamique, désirent si ardemment le pouvoir qu’ils appellent, du haut de leur tribune confortablement installés à l’étranger, une partie des citoyens à prendre les armes contre leurs coreligionnaires qui n’épouseraient pas leur vision de l’islam.
D’où vient donc cette soif de pouvoir, en totale contradiction avec le modèle du prophète (asws), qui, dans son humilité exemplaire, n’a semble-t-il jamais cherché à l’obtenir, son rôle de guide de la foi lui étant, en quelque sorte, “tombé sur lui du Ciel “. Pas plus qu’il n’a cherché à s’enrichir puisqu’il n’a laissé “ni dinar, ni dirham”, fidèle à la mission des prophètes de léguer la parole de Dieu, et à cette parabole de sidna 3issa : “En vérité, je vous le dis, il est plus facile à un chameau d’entrer dans le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au paradis”.
On est là bien loin de certains manifestants réclamant l’instauration d’une loi islamique pour plus de justice alors qu’ils possèdent quelques biens ou propriétés (voitures d’un certain luxe, et villas même à l’étranger, etc), ce qui n’a pas échappé à une partie de notre espiègle jeunesse qui parodiaient leur slogan : “a3liha nahyia wa a3liha namout, alfoug villa wa taht hanout”.
Certes l’Islam n’interdit pas le profit ou le capitalisme, comme il n’interdisait pas de posséder des esclaves, cependant il recommande d’affranchir ces derniers car cela est plus conforme à la piété et par ailleurs, fidèle à sa doctrine de position médiane (éloignée des extrêmes), il met en garde contre l’extrême pauvreté et la grande richesse, toutes deux porteuses de dangers pour l’âme. Cette posture est donc plus proche de l’idéologie socialiste, car cette mise en garde revient à donner un rôle nécessaire à l’Etat central de redistribution équitable des richesses.
En effet, l’islam recommande de considérer avec méfiance la recherche constante de la richesse et l’accumulation de biens matériels, qui flattent l’égo du capitaliste et l’amène à regarder ses employés comme des outils de production. Quant à la pauvreté, celle-ci peut réduire certains malheureux aux pires extrémités et à des actes condamnables.
Ainsi, l’humilité, la tempérance, la patience, la tolérance sont, entre autres, les valeurs qu’enseigne l’Islam, soit à une abyssale distance de la conception étriquée de nos 2.0, car l’amour et la miséricorde de Dieu pour ses créatures et sa création sont bien plus grandes que l’étroitesse de leur coeur et de leur esprit.
Aussi serait-il bon qu’une partie de nos concitoyens méditent ces préceptes du véritable islam, propres à museler l’égo afin qu’ils soient motivés uniquement par l’amour de Dieu, et non par des considérations pusillanimes (la crainte du châtiment ou la promesse d’une récompense), à l’exemple de Rabia Al Adawyia qui célèbrait son Créateur en lui adressant cette prière :
“Oh ! Dieu miséricordieux, Seigneur des mondes !
Si je crois en Toi et T’adore par crainte de l’enfer, alors précipite-moi dans ses flammes ;
Si je crois en Toi et T’adore par désir de Ton paradis, alors prive m’en ;
Si je T’adore pour l’amour de Toi, car Tu mérites l’adoration, alors accorde-moi une place auprès de Toi.”
  • Le coeur n’est-il pas le siège de l’amour universel ? Or donc c’est là que réside la piété et la source de la sagesse. Car la véritable foi c’est in fine la faculté d’aimer Dieu et son prochain.

You may also like

Leave a Comment

Quick Links

À propos de nous

L’idée de créer le site JAZAIRHOPE.ORG est née durant la période du Hirak où l’on a pu observer la prolifération d’une multitude de médias, tous supports confondus, véhiculant des affirmations fallacieuses, et fake news visant à le faire dévier le Hirak de son caractère pacifique et entraîner la nation dans une spirale de violence et de chaos. S’inspirant des principes inscrits dans la Charte du 1er Novembre 1954 et guidé par ses valeurs, JAZAIRHOPE.ORG sera le média de tous les Algériens et Algériennes  patriotes, fiers de leur pays Continent et de sa diversité culturelle. Ce média  portera VOTRE voix.

Qui nous sommes

Hope JZR, fondateur du site et également détenteur de la chaîne youtube éponyme, a réuni autour de son projet une équipe de bénévoles issus du territoire national et de la diaspora, aux profils aussi divers que variés. Un cercle de patriotes qu’il ne tient qu’à vous et à votre enthousiasme d’agrandir. En effet, nous invitons tous les patriotes animés d’une volonté positive et constructive à nous rejoindre dans cette entreprise d’édification de l’Algérie de demain que nous appelons de tous nos vœux. Attachés à la devise   « Du peuple, par le peuple, pour le peuple », nous sommes  convaincus  que votre voix compte et sera entendue.

Ce que nous faisons

Nous œuvrons continuellement et scrupuleusement à procurer au public une information fiable, objective et éminemment positive. Fidèles au credo du fondateur « semer l’espoir », notre ambition est de créer une dynamique suscitant l’enthousiasme et fédératrice de compétences  au service de leur patrie. Sans pour autant verser dans le satisfecit ou l’euphorie béate. Notre site se veut  une plateforme consacrée à la promotion d’une image positive de l’Algérie, nos publications se focalisent essentiellement sur les performances et les réalisations allant dans ce sens. Toutefois cette démarche n’exclut pas de porter un regard critique sur les carences, les échecs ou les difficultés auxquelles font face nos concitoyens dans leur vie quotidienne, mais celle-ci ne peut s’envisager que dans une perspective constructive en y proposant les solutions idoines ou en alertant nos élites pour qu’elles y remédient. Notre seule exigence et notre leitmotiv : positivité,  « constructivité », et espoir.

Notre mission

Notre objectif est de faire de JAZAIRHOPE.ORG le premier média consacré exclusivement à l’information positive, afin de semer l’espoir parmi nos jeunes et moins jeunes et susciter en eux  l’envie de participer à l’essor et au développement de la mère-patrie. L’édification de l’Algérie de demain dont nous rêvons et à laquelle nous aspirons sera une œuvre collective de tous les citoyens jaloux de la grandeur de leur nation et de son rayonnement. Elle sera garante de la préservation de son indépendance et de sa souveraineté et fera honneur aux legs et aux sacrifices de nos valeureux chouhadas. 

© 2023 – Jazair Hope. All Rights Reserved. 

Contact Us At : info@jazairhope.org

Letest Articles