la doctrine algérienne, dans tous ses aspects (diplomatique, militaire) est régie par ce principe du juste milieu : non ingérence dans les affaires internes, non alignement, etc. Ainsi, tous nos choix stratégiques ont découlé de ce précepte coranique et ont fait de l’Algérie ce qu’elle est aujourd’hui : un pôle d’équilibre.
Des concitoyens, perdus dans une mondialisation confrontant des sociétés traditionnelles à des sociétés dites “progressistes” et qui a conduit à des crispations, des replis identitaires, se trouvent ballottés dans un flux continu d’informations véhiculant des idées souvent contradictoires, et ne sachant plus à quelle branche se raccrocher, cèdent parfois aux sirènes démagogiques d’autoproclamés guides de la bienpensance et d’un islam originel (bien souvent fantasmé), qui les appellent parfois (trop régulièrement à notre sens) à prendre les armes contre leur propre population, contre leur propres frères.
Bon nombre de compatriotes et de coreligionnaires d’autres nationalités voient ainsi en la figure de Erdogan, un potentiel, voire providentiel calife.
Or si l’on admet que l’homme est une créature imparfaite, dans le sens où il commet des erreurs (seul Dieu est parfait et dans une autre mesure ses anges), alors toute interprétation, tout commentaire sera inéluctablement imparfait ou du moins perfectible (ne sommes-nous pas parfois victimes d’illusions, trompés par nos propres organes?),et ce, quel que soit le niveau ou degré de savoir de l’individu, aussi brillant soit-il sauf à lui prêter des attributs de prophètes (en effet ces derniers seuls sont exempts de ces errements car guidés par Dieu directement pour certains ou par Ses anges pour d’autres).
Ne faut-il pas considérer le fait que tous les prophètes qui ont apporté la bonne parole ou la révélation et n’en ont écrit aucune ligne de leur main, comme un enseignement, une volonté de Dieu ?- Le coeur n’est-il pas le siège de l’amour universel ? Or donc c’est là que réside la piété et la source de la sagesse. Car la véritable foi c’est in fine la faculté d’aimer Dieu et son prochain.