Beaucoup de personnalités d’envergure internationale ont visité ou s’apprêtent à visiter l’Algérie.
Il faut dire que ces derniers mois, outre les chefs d’État arabes, qui ont été en nombre à Alger lors du Sommet arabe, des présidents européens, à l’image du président français, Emmanuel Macron, ou italien, Sergio Mattarella, ou encore des Premiers ministres, des ministres des Affaires étrangères d’une multitude de nations ont fait le déplacement d’Alger.
Le ballet diplomatique n’est pas près de se terminer, puisqu’on annonce une série d’autres ministres des AE de pays européens. Il y a certes, la question de l’énergie qui fait courir tout ce beau monde.
Mais pas seulement. La guerre en Ukraine et son impact direct sur les équilibres géopolitiques en Europe et dans le reste du monde a fait prendre conscience aux Occidentaux de l’importance d’une alliance sincère avec l’Algérie.
Bien que la sincérité ne figure pas dans le dictionnaire des relations internationales, il devient évident que tous ces pays qui cherchent un débouché à leur situation avec l’Algérie, sont objectivement contraints à la sincérité dans leur rapport futur avec un pays qui leur offre une sérieuse possibilité de se refaire une santé économique et même politique après s’être rendus compte de leur fragilité.
Disons-le clairement et sans faux-fuyants, les Européens sont tout aussi victimes de cette guerre, mais n’osent pas l’affirmer clairement. Annonçons également sans fausse sincérité que cet état de fait met les pays qui n’ont rien perdu à la situation, en position de force devant ces désormais «géants aux pieds d’argile».
Il était temps que la roue tourne pour que l’Algérie, pays en développement et soucieuse de sa souveraineté en tire profit et dicte ses conditions à la France, l’Allemagne et autre Italie.
La condition principale sera d’amener les dirigeants de ces pays à un maximum de sincérité dans l’acte de partenariat. N’oublions pas que ces pays ont profité de la fragilité de l’Algérie pour lui faire signer, en 2002, un accord d’association qui en a fait un marché pour les produits européens.
Ces pays ont profité de la manne pétrolière de l’Algérie durant près de deux décennies, sans réaliser le moindre investissement qui vaille. Aucune ambition ni demande de l’Algérie n’a été satisfaite.
Zéro transfert de technologie. Aujourd’hui, l’occasion se présente pour que cela change. C’est le voeu qu’exprime tout Algérien et c’est amplement justifié. Sauf que dans la doctrine de l’Algérie, les relations internationales ne se conçoivent pas sur une logique de revanche, mais d’intérêt mutuel. L’Algérie donnera-t-elle une leçon à l’Europe?
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