L’Algérie doit se dépêcher de vivre ou elle doit se dépêcher de mourir.
Jamais le destin n’a autant sourit à l’Algérie qu’aujourd’hui…Jamais depuis l’indépendance l’Algérie n’a eu cette place de confort avec autant d’opportunités pour dépasser les crises qui l’empêchent de décoller…pour se corriger, se rassembler et se construire, pour être un Etat et une Nation.
L’Algérie a désormais toutes les clés de son destin en main.
Ces soixante années d’indépendance, riches en expériences, doivent nous apprendre que la trahison, les lâchetés, les abus, les ruses, la stupidité, l’avoir, le paraitre , l’intimidation, la corruption, l’imposture…qui ont du reste détruit la fibre patriotique et le sentiment d’appartenance nationale, ne peuvent pas remplacer le travail, l’intelligence collective, les mathématiques, la science, le savoir, la solidarité, l’amour de la terre, la raison et Dieu.
Ces soixante années d’indépendance jalonnés de tragédies, de drames, de bannissements, d’exclusions, de mensonges, de tant d’occasions ratés…doivent nous apprendre qu’un Etat et une Nation ne se construisent pas avec de l’improvisation au jour le jour, des coups de téléphone…en abusant de l’immense naïveté des foules. Ces soixante années d’indépendance doivent aussi nous apprendre que rapiner, brader, détourner, corrompre, chasser les compétences…ne sont pas une marque d’appartenance à la noblesse et qu’aucun parmi nous ne peut se substituer à la force de la science, du destin, de la providence, de Dieu. La noblesse, la bourgeoisie sont dans les gènes.
Sans les mathématiques, la science, le savoir et l’amour de la terre, on ne peut pas avoir une grande ANP, de grands dirigeant politiques…
La guerre des clans, l’instrumentalisation des confréries religieuses et des sectes identitaristes ont divisé l’Algérie et démoralisé le peuple.
On ne construit pas un Etat, une Nation avec des généraux, des ministres, des walis, des chefs de daira, des procureurs, des juges, des éditeurs de presse analphabètes, avec des élus de quotas…On ne construit pas une Nation avec des larcins, des trabendiste élevés au rang de bourgeoisie nationale. Les valeurs nationales sont dans l’addition des mathématiques, de la science, de l’intelligence collective avec la proclamation du 1er Novembre 1954.
Au cours de ces soixante années d’indépendance nous avons failli à nos engagements, raté bêtement et volontairement toutes les occasion qui pouvaient nous hisser au rang d’une grande Nation, aujourd’hui, en ce moment même, le destin nous sourit à nouveau en offrant à notre pays de nouvelles opportunités, avec une place de confort pour mieux redémarrer…Réfléchissons un peu: l’Algérie doit se dépêcher de vivre ou elle doit se dépêcher de mourir.
Source : https://www.facebook.com/said.radjef