lexpressiondz.com
Le secteur pétro-gazier entend consolider son statut d’épine dorsale de l’économie nationale et se projette dans l’avenir avec des ambitions à la hauteur de son rang. Après avoir adopté le 21 décembre 2022 son budget général et son plan de développement pour le moyen terme 2023-2027 relatif à la production, à l’investissement, au marketing, au financement de l’investissement et au recrutement, Sonatrach a mis l’accent sur l’évolution des marchés de l’énergie ainsi que les défis de l’industrie pétrolière et de gaz au vu des variables géopolitiques et climatiques auxquelles fait face le monde. Des challenges à relever dans une conjoncture qui s’annonce favorable. Des perspectives prometteuses se profilent pour le secteur des hydrocarbures en Algérie, durant cette année, notamment concernant le développement de l’industrie maritime locale», a assuré le ministre de l’Énergie et des Mines en marge de la réception du premier remorqueur marin algérien pour accompagner l’accostage des navires de transport des hydrocarbures, au port de Bouharoune (Tipasa), en présence des ministres de l’Industrie et des Transports, Ahmed Zeghdar et Kamel Beldjoud. «Le groupe Sonatrach a élaboré un vaste programme relatif aux découvertes, l’exploitation, la production et le soutien de l’exportation», a-t-il ajouté, signalant que «chaque projet abouti sera annoncé au moment opportun». Mohamed Arkab a également souligné la stratégie du secteur qui vise à l’«encouragement du contenu national, matérialisé, aujourd’hui samedi (7 janvier 2023, Ndlr), grâce à la réception par la société de gestion et d’exploitation des terminaux des ports d’hydrocarbures (STH) (filiale de Sonatrach), du premier remorqueur marin pour accompagner l’accostage des navires d’hydrocarbures, produits en Algérie, avec un taux d’intégration de 65%». Un taux qu’il a jugé «considérable».
La détermination de Sonatrach à encourager l’industrie locale des oléoducs, en vue d’atteindre un objectif de réseaux de canalisations à 100% algériens a aussi été mise en exergue. «La première cargaison de pipelines destinés au transport du gaz, est prévue à la réception au premier trimestre de cette année», a-t-il annoncé. «Le groupe Sonatrach a élaboré un vaste programme relatif aux découvertes, l’exploitation, la production et le soutien de l’exportation», a ajouté, le successeur de Abdelmadjid Attar indiquant que «chaque projet abouti sera annoncé au moment opportun». Il faut savoir que plus de 30 milliards de dollars seront investis dans l’exploration et la production des hydrocarbures, le gaz naturel notamment, pour améliorer l’approvisionnement du marché mondial. ll faut rappeler que de nombreux projets visant à réduire l’empreinte carbone et les émissions de gaz, ont été programmés par Sonatrach dans le cadre des engagements internationaux pris par l’Algérie, mais également en vue de renforcer sa compétitivité. À ce propos, il a été procédé à la pose de la première pierre d’une seconde centrale solaire photovoltaïque de 10 mégawatts (MW) à Bir Rbaâ nord dans le bassin de Berkine (Ouargla) à quelque 88 km d’Alger, le mois dernier. Une réalisation qui vise à renforcer la production nationale d’énergie solaire renouvelable et de diversifier ainsi les sources d’énergie dans l’objectif de réduire l’empreinte carbone. L’activité de Sonatrach ne se limite pas qu’à cet aspect. Elle s’étend aussi à la concrétisation d’autres projets pour réparer les dommages de l’émission du CO2 à travers sa polarisation en élargissant et en développant les superficies forestières, permettant d’absorber les quantités émises dans l’air. Une initiative qui ne date pas d’aujourd’hui. L’Algérie avait reçu, en effet, en 2012 le prix du Global Gas Flaring Reduction, organisme relevant de la Banque mondiale, en récompense des efforts et des moyens consentis par Sonatrach en faveur de la réduction des gaz torchés pour la protection de l’environnement. Par ailleurs, deux projets pilotes de production d’hydrogène vert seront lancés au sud du pays en 2023 et 2024. Sonatrach est déjà dans les starting-blocks.