Lors de la décadence de l’empire Almohade, Tlemcen se révolte contre le calife de Marrakech en 1236, le pouvoir tribal échoit aux mains de Yaghmoracen Ibn Ziane7. Dès 1240, il cesse de reconnaître le califat almohade et se pare du titre d’émir des musulmans. Yaghmoracen affronte les Almohades à l’ouest, qui désirent de récupérer Tlemcen et résiste à l’est, aux ambitions de ses voisins Hafsides.
Après sa victoire sur le calife almohade al-Sa’id en 1248, il devient à la tête d’un État dont la vigueur se fortifie au long de son règne3. Son long règne est l’un des facteurs de la stabilité du royaume zianide, malgré les luttes intenses contre les Almohades, les Hafsides et les Mérinides. En 1251-1252, jouant à la fois de la diplomatie et de la force, il étend sa souveraineté sur les tribus berbères du Bas Chélif à la Mitidja et sur des Arabes bédouins du Maghreb central.
Yaghmorasan est à la fois homme de guerre acharné ainsi qu’un administrateur avisé. Ces marches militaires ne l’empêchèrent pas de mettre en place une administration solide. Georges Marçais estimait qu’elle avait été plus développée que celles de ses voisins. Les postes de gouverneurs revenaient à des membres de sa famille. Ses fils et neveux étaient nommés dans les principales villes du Royaume : Oujda, Nédroma, Oran, Mazouna, Ténès, Miliana, Médéa, Alger et Dellys. L’administration centrale (le makhzen) avait été confiée à des familles andalouses.
Yaghmoracen meurt fin février 1283 près de Djidiouia à son retour de Miliana où il était allé accueillir une princesse hafside destinée à son fils et successeur Abu Said Uthman I. Sur son lit de mort, il aurait conseillé son fils successeur de renoncer d’attaquer les Mérinides pour se concentrer à l’est.
Source:youtube.com/channel/UChzYOTMD3YSy2agz-gWHcPg (chaîne de Kossay Zaoui)
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