À l’évidence, cela saute aux yeux, les dessous de Bouraoui ne sont pas blancs. Ils sont bleu blanc rouge par appartenance. Cependant, ils sont noirs par définition. Les Folies Bergère sont de retour en force cette semaine pour occuper les devants de la scène de l’Opéra de Paris où règne une odeur rance et de moisi. Le Quai d’Orsay s’est vraiment employé à exfiltrer son agent. Celui-ci aurait pu regagner son « hexagone » chéri en toute quiétude et en toute légalité, après l’information judiciaire et après qu’il ait purgé sa sanction. Un film spaghetti, aurait-on dit. À l’art et à la manière, l’on comprend aisément que ces services sont à une année-lumière d’une intelligence avec la réalité. Cela nous renvoie forcément à Piaget qui stipule que l’intelligence se développe grâce à l’expérience du concret, par des actions réflexes, des actes volontaires ou involontaires… chez les enfants de la naissance à 2 ans.
A quelque chose malheur est bon. La péripétie Bouraoui que d’aucuns considèrent comme une affaire regarde dans une large mesure la Tunisie. Il y va de sa souveraineté. C’est la Tunisie que la DST a utilisée pour exfiltrer leur protégée. Les autorités tunisiennes doivent agir en conséquence. Cela interpelle l’accord bilatéral d’extradition entre les deux pays. Ce pays aurait dû extrader la « trafiquante » vers l’Algérie au lieu de lui permettre de s’envoler pour la France, alors qu’elle était entrée sur son territoire d’une manière illégale. Cela montre que les services tunisiens chargés de la police des frontières sont complices ou incompétents. Bien sûr, le ministre des Affaires étrangères fut limogé, mais les autorités françaises ne furent pas dérangées pour autant. Nous n’avons pas à nous immiscer dans les affaires tunisiennes, mais cela a trait à une question de notre souveraineté .
L’affaire Bouraoui est venue à point nommé pour mettre le doigt sur une grosse plaie eu égard à la sécurité nationale. Elle montre que l’Algérie est sérieusement infiltrée par les agents des services spéciaux français. Ce sont des « harkis » de la nouvelle génération que l’Algérie (services de l’État et Algériens patriotes confondus) doit combattre sans pitié. Même la Justice doit revoir son arsenal juridique pour qu’il soit adapté et surtout dissuasif. On ne doit plus jouer la mère Thérésa ni faire dans la dentelle. La sécurité de l’État ne saurait se suffire et s’encombrer de demi-mesures. C’est être ou ne pas être ! Cette affaire est venue aussi remettre en question la sécurité au niveau des frontières. Celle entre les deux pays s’est avérée une véritable passoire. N’oublions pas qu’un certain Aboud est passé par ce chemin dans un premier temps. Il se peut que ce soit le même réseau et le même itinéraire emprunté par Bouraoui. Il est impératif que les autorités de l’État se penchent sérieusement sur la question.
Le trabendo s’avère encore une fois très dangereux. Il montre que nos frontières ne sont pas sécurisées. Les mesures unilatérales de protection sont insuffisantes dans les conditions présentes. En effet, certains pays voisins sont faibles et impuissants pour des raisons qui leur sont intrinsèques et d’autres, inhérentes à la région. Malheureusement, d’autres sont intégralement inamicaux. Généralement, ce sont les réseaux et les itinéraires de la contrebande qui sont utilisés dans ce genre de situations. Il s’agit d’une véritable mafia qui ne recule devant rien pour réaliser ses intérêts, aussi étroits soient-ils. Ces réseaux mafieux représentent un danger latent et patent pour la sécurité non seulement de l’État, mais aussi de la population. Des barrières douanières accompagnées de révisions subséquentes des produits subventionnés sont à même de réduire un tant soit peu le trafic dans les régions frontalières. Une politique d’emploi, de développement et de sensibilisation doit être envisagée dans ces zones tampons. Les chemins par où transitent les denrées et autres produits sont les mêmes utilisés par les cellules dormantes en intelligence avec des pays étrangers.
Je suis resté interdit à lire certains organes dits de presse nationale mettre l’affaire Bouraoui sur le dos du Quai d’Orsay en lavant l’Élysée. D’après quelques analystes, seuls les services secrets français et des lobbys ayant pignon sur rue sont à incriminer : ils veulent télescoper la lune de miel franco-algérienne. Tel est le grief avancé, alors que les deux pays n’ont jamais convolé en noces. On ne leur connait aucun mariage consommé. Tenir et soutenir un tel discours, c’est trahir une certaine mémoire quelque part et commettre un impair à l’endroit d’un peuple digne et fier. Ailleurs, sous d’autres cieux, les services spéciaux jouissent de larges manœuvres quant à la sécurité et aux hauts intérêts de l’État à l’instar de la CIA qui constitue un État dans l’État. Dans ces pays-là, le Président donne son approbation à certaines actions a posteriori en les couvrant en même temps. Ainsi va la raison d’État. Dans notre cas, l’on ne peut absolument pas laver Monsieur Macron de tout soupçon. Il endosse l’entière responsabilité en tant que Président.
L’influence de la France en Afrique ressemble à une peau de chagrin. Elle rapetisse à vue d’œil sous les coups conjugués de la Russie, la Chine et l’Algérie. La Tunisie étant encore dans son giron, la France voit d’un mauvais œil le rapprochement inconditionnel entre ce pays et l’Algérie qu’elle considère comme l’ennemi numéro 1. Alors, elle utilise le détonateur Bouraoui pour envenimer leurs relations. Les services algériens ne sont pas dupes à ce point. La réaction prompte et sereine de l’Algérie montre que ceux-ci suivaient méthodiquement la situation. Tant que le risque n’est pas majeur, on laisse faire pour mieux appréhender la situation en temps opportun. Le jeu du chat et la souris est tellement prisé du côté de ces gens-là et il n’est pas donné à tout un chacun d’en saisir les subtilités. En tout cas, Alhamdou LiLLAH, l’Algérie est bien dotée et c’est au peuple d’être en permanence en éveil pour déjouer ces réseaux sans scrupules.
En suivant sa piteuse et insipide prestation sur la fameuse chaine France 24, j’ai été conforté dans mes convictions. L’Algérie est sur la bonne voie, grâce à ces indicateurs de pacotille qui renseignent sur sa bonne santé beaucoup plus qu’ils ne l’affectent. Les Français de cœur, ces « algeriens » de peau uniquement, ne doivent plus avoir droit de cité. Nous avons besoin d’une opposition nationale forte et responsable qui ne doit en aucun cas tomber dans le piège exécrable de la politique partisane. Par contre, il y a lieu d’être partisan d’une politique plus stricte pour protéger le pays et le mettre à l’abri de toute surenchère politique et des effets néfastes des perturbateurs et autres agitateurs pouvant le rendre vulnérable et perméable à toute immixtion.
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Merci pour cette analyse mon ami.