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PAR DELLOULA MORSLI
Les amoureux de la musique arabo-andalouse ont rendez-vous ce soir avec la talentueuse Lila Borsali, qui animera un spectacle à l’opéra d’Alger Boualem-Bessaih, à partir de 19h. Intitulé « Parfums d’Algérie », l’événement verra également la participation de trois autres interprètes de talent, à savoir Sofiane Zikem, Lamia et Adjrad Koussaila.
Née le 12 juillet 1976 à Tlemcen dans une famille de mélomanes, Lila Borsali, passionnée de chant, s’initie à la mandoline sous la houlette de Bekkaï dès l’âge de onze ans. Intégrant ensuite l’orchestre senior de l’association Ahbab Cheikh Larbi Bensari, dirigée par Fawzi Kalfat, elle s’impose rapidement comme l’une des solistes incontournables de la troupe. La chanteuse participe à de nombreux concerts et festivals et enregistre un CD chez Radio France, « Nouba Zidane », où elle interprète le classique « Ya Ghazal Dabyu El Hima ». En 1995, elle quitte sa ville natale pour s’installer à Paris où elle cofonde l’association « Les Airs Andalous ».
Sous la direction du maître Abdelkrim Bensid, elle s’approprie un instrument plus
traditionnel, la kwitra, approfondit ses connaissances du patrimoine arabo-andalou et peaufine sa technique vocale. C’est en 2009 que Lila Borsali signe son retour en Algérie. Elle y enregistre par la même occasion son premier album en tant qu’artiste solo « Fraq Lahbab ». Suivent « Nouba Rasd Eddil » en 2012, « Nouba Ghrib » en 2013, « Nouba Hosn Es-Selim » en 2015 et « Pour l’espoir » en 2018. Ce dernier album se distingue par la chanson « Laissez-moi aimer » qui a été adaptée en un court métrage-clip réalisé par Belkacem
Hadjadj et scénarisé par Tahar Boukella. Hormis ses talents d’interprète, Lila Borsali anime
l’émission « Jarka », dédiée à la musique andalouse sur la chaîne première de la télévision nationale. Près de deux ans après sa dernière scène à l’opéra d’Alger, elle revient pour le spectacle artistique « Parfums d’Algérie » qui promet d’être un voyage musical et visuel, grâce notamment à la contribution de l’orchestre symphonique sous la direction du maestro Lotfi Saidi, ainsi que celles du ballet de l’opéra d’Alger et le ballet de l’office national de la culture et de l’information.