Par Nabil M.
Des investissements de grande envergure sont attendus prochainement en Algérie, de la part d’industriels asiatiques dont le nombre varie de 6 à 7 investisseurs, selon ce qu’a révélé, jeudi, le directeur général de l’agence algérienne de la promotion de l’investissement (Aapi), Omar Rekkache, lors d’une conférence coorganisée avec la délégation de l’union européenne, sous le thème « explorer les nouvelles opportunités d’investissement et de nearshoring en Algérie », qui s’est déroulée en présence du ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique, Ali Aoun.
Selon le DG de l’Aapi, les avantages qu’offre le nouveau code d’investissement et les opportunités d’un climat des affaires favorables conjugué à des conditions économiques offrant les meilleures conditions concurrentielles sur les marchés mondiaux, de grosses entreprises asiatiques ont exprimé leur volonté de transférer leurs investissements vers l’Algérie, particulièrement dans les secteurs de la sidérurgie, la métallurgie et l’aluminium. Certain de ces projets d’investissements, selon Rekkache, sont estimés à 6 milliards USD.
Pour le premier responsable de l’Aapi, les moyens dont dispose l’Algérie, les appréciations et les opportunités d’investissement offertes sans oublier la disponibilité des moyens de production et leurs prix très compétitifs, notamment pour l’énergie et le coût de la main-d’œuvre, font de l’Algérie une destination favorable pour les investissements étrangers. «Ces avantages ne se trouvent nulle part dans le monde, sauf en Algérie», a-t-il insisté.
Le groupe Lion va transférer son unité de production de la fonte de briquetage
Parmi les sept gros investisseurs qui ont exprimé leur demande d’installation en Algérie, trois d’entre eux ont vu leur dossier finalisé auprès de l’Aapi, selon les révélations du directeur général de cette agence, qui a affirmé que la signature du certificat d’inscription se fera très prochainement.
Concernant l’identité de ces grandes firmes asiatiques, Rekkache s’est contenté de souligner qu’il s’agissait d’investisseurs russe et chinois, ainsi que le groupe malaisien Lion, qui a déjà entamé en août 2023 les procédures de réalisation en Algérie de projets industriels structurels importants pour un coût de 6 milliards de dollars.
A ce propos, Rekkache a expliqué que la finalisation du projet du groupe malaisien a été retardée à cause des négociations sur l’obtention d’assiette foncière pour implantation de l’usine. «Nous avons terminé toutes les procédures avec ce groupe, mais nous bloquons sur le foncier, car le partenaire malaisien nous a exigé une très grande surface de terrain avec plusieurs conditions, ce qui nous a amené à entamer avec lui des négociations pour qu’il réduise la superficie», a expliqué le DG de l’Aapi.
Le portefeuille du groupe malaisien comprend, faut-il le rappeler, des projets d’exploitation de ressources minières, comme l’aluminium et les minerais de fer destinés à l’exploitation industrielle qui seront réalisés en deux phases ; la première concerne le transfert de l’unité de production de la fonte de briquetage à chaud avec une capacité de 1,7 million de tonnes/an de la Malaisie vers l’Algérie, et la réalisation d’une nouvelle unité de production de paillettes avec une capacité de 4 millions de tonnes/an, et ce, à la faveur d’un investissement d’une valeur globale de 3,7 milliards de dollars.
La deuxième phase porte sur la concrétisation du projet de production de l’alliage d’aluminium et la réalisation d’une centrale électrique de haute capacité, et ce, pour garantir l’autoproduction énergétique.
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