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Rapport de la banque mondiale sur l’économie algérienne : Des perspectives prometteuses

by Mohamed Redha Chettibi
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L’économie algérienne a affiché, durant l’année 2022, une croissance soutenue portée par la reprise de la production agricole et une croissance de la consommation privée. C’est ce que relève la Banque mondiale dans son dernier rapport de suivi de la situation économique de notre pays.

 

Commentant l’analyse de la Banque mondiale, l’expert en économie M’hamed Hamidouche affirme que cette tendance encourageante montre que «l’économie nationale s’est remise de la pandémie de la Covid-19 et progresse vers son objectif de croissance». Pour le professeur, dans l’ensemble, le rapport suggère que «l’économie algérienne devrait poursuivre sa croissance en 2023, mais il est essentiel que les pouvoirs publics continuent à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre l’inflation et diversifier l’économie». Cela peut être réalisé, selon lui, en améliorant l’investissement du secteur privé qui constitue actuellement un point faible de l’économie, «en raison de la bureaucratie, des difficultés d’accès aux fonciers industriels, touristiques et fonciers de clusters spécialisés, d’un système bancaire public qui ne parvient pas à mobiliser l’épargne des ménages et des entreprises pour l’orienter vers l’investissement». De plus, il est noté que «l’excédent de la balance courante se réduira en 2023, car la croissance des importations devrait dépasser celle des exportations», souligne l’économiste. Cette évolution est due à plusieurs facteurs, notamment l’augmentation des prix à l’importation des denrées alimentaires, des produits semi-finis et des équipements», explique-t-il, tout en rappelant que «la balance de paiement constitue un indicateur de taille, car in fine elle détermine si l’économie a constitué des réserves en devises ou a phagocyté une partie».

S’agissant de l’inflation, la Banque mondiale note qu’elle demeure élevée en Algérie, principalement en raison de l’augmentation des prix des denrées alimentaires fraîches. Le professeur Hamidouche assure que «les autorités ont mis en place des politiques monétaires et de change pour freiner l’inflation, mais celle-ci constitue néanmoins un aspect négatif de la conjoncture économique, car elle limite le pouvoir d’achat des ménages et, par conséquent, la consommation et la croissance économique». Et de préciser que «malgré les mesures prises par les pouvoirs publics pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, la lutte contre l’inflation reste un défi à relever».

Des signes de résilience

Globalement, l’économie algérienne a montré des signes de résilience ces dernières années, avec une amélioration de la balance commerciale et une accumulation de réserves de change, soutient la Banque mondiale. De l’avis de Hamidouche, «cela est dû à plusieurs facteurs, notamment la hausse soutenue des prix à l’exportation du gaz, les efforts du gouvernement pour réduire les importations et stimuler les exportations, ainsi que le niveau relativement faible de l’endettement du pays».

Le rapport de la Banque mondiale souligne, par ailleurs, que l’économie algérienne «demeure vulnérable aux chocs externes», tels que les fluctuations des prix du pétrole et la croissance économique mondiale. Cette vulnérabilité s’explique parla forte dépendance de l’économie aux exportations d’hydrocarbures. D’où l’importance, pour l’expert, «de poursuivre les réformes structurelles visant à permettre au secteur privé de devenir le moteur d’une croissance durable, afin de diversifier l’économie et de réduire sa dépendance à l’égard des exportations d’hydrocarbures, et ce, pour s’assurer que l’économie algérienne puisse maintenir une croissance à long terme, même en cas de chocs externes».

Dans l’ensemble, estime l’économiste, «le rapport présente des perspectives positives à court terme pour l’économie algérienne». Toutefois, il met également en évidence certains risques auxquels le gouvernement doit faire face, tels que «le ralentissement de la croissance économique et l’accentuation du déficit budgétaire». En poursuivant les réformes visant à diversifier l’économie et à réduire la dépendance aux exportations d’hydrocarbures, le gouvernement peut «contribuer à atténuer ces risques et assurer une croissance durable de l’économie algérienne dans les années à venir», conclut-il.

Lyes Mechti

 

Commentaire : Tendance positive

Dans le récent rapport de la Banque mondiale sur les perspectives économiques en Algérie, il ressort d’emblée que l’économie nationale a le vent en poupe, et les tendances macroéconomiques confirment que la croissance n’est plus désormais foncièrement tributaire de la seule rente pétrolière et du gaz.

L’architecture de l’économie nationale, qui ajuste son ossature et sa restructuration, basée sur la diversification pour sortir définitivement de l’ornière des hydrocarbures, esquisse déjà les éléments de sa nouvelle configuration dans laquelle l’économie réelle a déjà enraciné ses premiers éléments. «Le rythme de l’activité économique hors hydrocarbures s’est accéléré en 2022, porté par un rebond de la production agricole et une croissance soutenue de la consommation privée», lit-on dans le communiqué de la Banque mondiale. En perspective, l’institution financière mondiale prévoit que «l’économie algérienne devrait poursuivre sa croissance en 2023, mais il est essentiel que les pouvoirs publics continuent à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre l’inflation et diversifier l’économie». Les prévisions de la Banque mondiale tablent sur une croissance accrue pour l’exercice actuel. Une tendance positive qui consolidera par implication la robustesse de l’économie nationale, dont le tableau de bord est quasiment au vert avec une progression constante de nos réserves de change ces dernières années ainsi qu’un endettement extérieur quasiment nul. Il faut dire qu’avant 2019, la santé économique de notre pays était presque agonisante après la crise pétrolière amorcée en 2014, aggravée par l’immobilisme du pouvoir en place d’alors qui, en dépit des perspectives désastreuses qui pesaient sur le pays, n’avait pris aucune initiative salvatrice pour inverser la tendance en se contentant de faire usage de la désastreuse planche à billets.

Avec le départ de l’ancien régime, précipité par le Hirak, la donne a radicalement changé. Quand bien même l’Algérie a eu à subir, à l’instar des autres pays, les conséquences de la pandémie de coronavirus, notre économie a affiché une bonne santé face aux épreuves. La lutte contre la surfacturation, la rationalisation des dépenses, la protection de la production nationale et la croissance positive affichée par certains secteurs ont contribué favorablement à la remise à flot de nos finances dès les premiers mois de l’année 2020. Une année qui a été marquée par l’organisation en août d’une conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle, dont l’objectif assigné est d’élaborer une feuille de route aux fins de réussir la transition d’une économie en voie de développement, déstructurée, rentière et basée sur l’importation, à une économie forte, intégrée, génératrice de richesses et créatrice d’emplois stables.

Un objectif que le président Tebboune a affiché dès la campagne électorale précédant son élection. Pour ce faire, de grands projets de réformes ont été mis sur la table. Des réformes qui ne doivent aucunement remettre en question le caractère social de l’Etat. La numérisation tous azimuts, l’adaptation du cadre législatif à la nouvelle vision économique, l’implication des banques dans l’effort économique national, la réunion des éléments nécessaires et attractifs des investissements dans les secteurs porteurs, l’accompagnement et le soutien des opérateurs économiques qu’ils soient privés ou publics, le recours aux nouvelles technologies, l’émergence d’un tissu de start-up performantes et le renforcement des exportations hors hydrocarbures sont autant de chantiers amorcés depuis quatre ans. Désormais, le nouveau visage de l’économie nationale se dessine et l’effort en ce sens se poursuit pour que l’Algérie puisse occuper la place qui lui sied dans le concert des nations. Un rang privilégié qui d’ores et déjà la propulse pour devenir à terme un membre des BRICS. Pour cela, l’Algérie poursuit résolument ses objectifs tracés.

Amirouche Lebbal

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