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PAR AMAR R.
La République sahraouie et son représentant légitime le front Polisario continuent de récolter des succès diplomatiques à travers nombre de pays, au moment où l’occupant marocain paraît isolé sur la scène internationale en raison de sa politique de colonisation et du déni de la légalité internationale.
La diplomatie du régime expansionniste du makhzen a enregistré cette semaine une série de déconvenues, comme en témoignent les déclarations faites par des gouvernements européens, à commencer par l’Allemagne qui comptait parmi les principaux soutiens à sa thèse d’autonomie sur le Sahara occidental.
Berlin renouvelle sa position à De Mistura
Dans ce cadre, la ministre allemande des affaires étrangères Annalena Baerbock a renouvelé la position ferme et solidaire de son pays de soutien à la mission des nations unies au Sahara occidental en tant que « cadre le plus approprié et le plus prometteur pour parvenir à des solutions politiques justes, durables et acceptables pour toutes les parties ».
Ce qui tranche clairement avec les allégations de Rabat qui donnent l’Allemagne comme son soutien exclusif dans le conflit du Sahara occidental. Ainsi, lors de sa rencontre avec son homologue marocain, la ministre allemande a souligné que l’envoyé personnel du
secrétaire général des nations unies, Staffan de Mistura, méritait tout le soutien dans ses efforts pour parvenir à une solution politique juste et durable au problème.
Baerbock a expliqué que le processus mené par le nations unies reste, de l’avis du gouvernement allemand, la voie souhaitée pour une solution politique juste, durable
et acceptable par les deux parties au conflit au Sahara occidental, le front Polisario et le royaume du Maroc.
La gifle de l’Italie à Bourita
L’Italie a, de son côté, donné une puissante gifle à Nacer Bourita, l’apprenti ministre des affaires étrangères du makhzen, suite à sa visite au pays de Georgia Meloni.
Contrairement aux mensonges des médias marocains, l’Italie a encore eu une réponse forte en réitérant sa ferme position de soutien à la cause sahraouie et aux efforts de l’envoyé
personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, chargé du processus d’autodétermination au Sahara occidental.
C’est dans ce contexte que la ville de Bologne a accueilli les travaux de parrainage
de villes italiennes avec des provinces sahraouies, tenus en présence de dirigeants et diplomates et représentants sahraouis. Le mouvement des non-alignés, réuni au
niveau des ministres des affaires étrangères à Bakou (Azerbaïdjan), a aussi renouvelé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément à la résolution 15-14 du conseil de sécurité de l’ONU qui stipule la nécessité d’accorder l’indépendance aux pays et peuples colonisés.
Le représentant du Maroc a accepté sans aucune réserve les résolutions de cette
réunion des non-alignés, reconnaissant de fait son statut de colonisateur du Sahara occidental.
Les Etats-Unis invitent l’ambassadeur de la RASD en Angola
Pour leur part, les Etats-Unis ont adressé, à travers leur ambassadeur à Luanda en Angola, une invitation officielle à l’ambassadeur de la RASD à assister aux festivités commémorant le 57e anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis.
Cette invitation est interprétée comme une reconnaissance implicite de la RASD par les Etats-Unis, de son statut juridique, puisqu’elle émane d’un représentant de l’administration Biden qui s’est fait remarquer par un glissement de sa position vis-à-vis du Sahara occidental, en faisant état dans l’un de ses communiqués du Polisario comme représentant du peuple sahraoui et considéré le plan marocain comme l’une des options pour le règlement de ce conflit.
Pêche : le Polisario prêt à accorder des licences aux Canaries
Une victoire diplomatique ne vient pas sans qu’un autre ne s’annonce. Dans le sillage de la fin de l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc, qui expire le 17 de ce mois, le Front Polisario a entamé vendredi dernier des pourparlers avec des pêcheurs canariens à qui il est prêt à accorder des licences pour qu’ils puissent pêcher dans les eaux du Sahara, afin que leur activité ne soit pas interrompue par la fin de l’accord entre l’UE et le Maroc.
Ceci est une « solution pratique » la plus immédiate que propose le Polisario pour « sauvegarder les intérêts des pêcheurs canariens et de leurs familles » qui seront touchés
par le non-renouvellement de l’accord de Bruxelles avec le Maroc, en raison des effets de l’arrêt du la cour de justice de l’UE qui a mis en doute sa légalité.
Le front Polisario met en garde contre un avenir à deux possibilités dans les eaux du Sahara occidental, celle dans laquelle les États membres de l’Union européenne continuent de travailler sous « la piraterie du Maroc », ou celle de « la légalité offerte » par le front « à partir du 17 juillet ».
Cette proposition concerne les équipages de 13 navires, pour lesquels le front Polisario propose d’accorder des licences de pêche directes d’un an, qui devraient être approuvées par le gouvernement espagnol, bien qu’il aspire à signer un « accord global » avec l’Union européenne sur les relations sur la base de politiques de bon voisinage, comme proposé en
2017.