La France est arrivée à un point de rupture. Les crises s’accumulent, les échecs se multiplient, et les Français n’y croient plus. Économie, finances publiques, politique, société : tout est en tension. Le pays qui se voulait moteur de l’Europe est devenu son maillon faible, incapable d’assumer ses promesses et ses ambitions.
Sur le plan économique, la France est en faillite avancée. La dette publique dépasse les 115 % du PIB, soit près du double du seuil fixé par les traités européens (60 %). Le déficit budgétaire frôle les 6 %, quand la limite de Maastricht est fixée à 3 %. En clair, Paris viole toutes les règles qu’elle imposait jadis aux autres. On ne parle plus seulement d’un risque d’instabilité : certains économistes évoquent désormais un « Frexit » sur le modèle du Brexit britannique, tant l’écart devient ingérable.
Mais le problème français n’est pas qu’une équation comptable. C’est une crise globale. Le modèle productif s’effondre : compétitivité en berne, industrie sinistrée, fuite des grandes entreprises. Les investisseurs fuient devant une fiscalité étouffante. Le chômage et l’inflation repartent à la hausse, tandis que le niveau de vie stagne. Même l’euro est fragilisé par cette crise hexagonale, au point que la Banque centrale européenne doit intervenir pour maintenir artificiellement la France à flot.
Face à cette réalité, le gouvernement n’a trouvé qu’une seule réponse : l’austérité. Le 15 juillet, François Bayrou a présenté un budget où 44 milliards d’euros d’économies sont programmés. Tout est sacrifié : éducation, santé, retraites, transports, aides sociales… sauf l’armée et le financement de la guerre en Ukraine. Voilà le cœur du scandale : couper dans les droits des Français pour maintenir l’effort militaire et la soumission à l’agenda atlantiste.
C’est l’étincelle qui a mis le feu. Les syndicats, les partis, les associations n’en peuvent plus. Le 8 septembre, le Premier ministre ira chercher un vote de confiance au Parlement. Mais déjà, la gauche, la droite, les communistes et même une partie des républicains annoncent qu’ils voteront contre. En parallèle, une mobilisation hors cadre a émergé. Née sur Telegram, elle appelle à un blocage total du pays le 10 septembre.
Pas seulement des grèves ou des manifestations, mais un boycott général : ne plus travailler, ne plus consommer, ne plus retirer d’argent, ne plus collaborer avec le système. C’est une désobéissance collective, inspirée des grands mouvements de rupture, qui vise à asphyxier l’État jusqu’à la chute du gouvernement.
La formule est claire et radicale : « On bloque tout. Blocage total. Bloc Tout. » Ce mot d’ordre, qui rappelle le « Yetnahaw ga3 » du Hirak algérien, n’est pas piloté par des partis ni des syndicats. C’est une révolte spontanée, populaire, qui rejette la confiscation démocratique et la spirale autoritaire.
Emmanuel Macron, de plus en plus isolé, pourrait être contraint de réagir. Des rumeurs insistantes circulent déjà : l’annonce d’élections présidentielles anticipées pour tenter de sauver les institutions et calmer la rue. Mais pour beaucoup, il est trop tard. La confiance est brisée, la colère est profonde.
Le 10 septembre, les Français ne feront pas que bloquer leur pays. Ils montreront au monde que la soumission n’est pas une fatalité, que l’Europe n’est pas condamnée à être dirigée par une élite déconnectée, que les peuples ont encore le pouvoir de dire non. Et ils auront raison.
Hope&ChaDia
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