Source: www.lexpressiondz.com
Confirmant la stratégie de relance du secteur du textile et de la tannerie, le groupe public Textiles et Cuirs «Getex» a réalisé «un chiffre d’affaires de 14 milliards de DA en 2022, soit une hausse de 40% par rapport à 2021, et devrait atteindre 20 milliards de DA en 2023», a indiqué, mardi, le communiqué du ministère de l’Industrie, au terme de la réunion d’évaluation présidée par le ministre Ahmed Zeghdar. Il faut dire que la tenue de plusieurs assises dédiées au secteur, et la création de deux clusters, résulte d’un travail de fond basé sur le dialogue et la concertation, mais également sur l’importance du bilan établi par les services du ministère, pour évaluer l’ampleur des retards et des déficits, et mettre en valeur les capacités des groupes industriels à rebondir. Une approche qui commence à donner ses fruits, dans la mesure où les résultats inscrits par le groupe Getex sont un indicateur fort, qui véhicule l’importance et la détermination des pouvoirs publics à ériger ces activités en réelle force de frappe économique, dans la région et sur les marchés internationaux. D’autre part, de telles réalisations ne manqueront pas d’avoir des impacts positifs sur la réduction du volume des importations et sur l’importance de répondre aux besoins du marché local. Au-delà de ces priorités, se profilent les prémices d’une nouvelle dynamique qui vient confirmer le sursaut de l’économie nationale. Cela étant, la valorisation de ces résultats demeure étroitement tributaire de la régularité de ces actions, pour éradiquer toutes les niches de dysfonctionnement et de retards. Dans ce sillage, il a, cette fois, évoqué, lors de cette réunion, les problèmes et les obstacles
qui pèsent sur les résultats du groupe, dont «l’endettement, l’arrêt technique récurrent en raison de l’interruption de l’approvisionnement des matières premières dans les marchés étrangers, le manque de main-d’oeuvre qualifiée dans le domaine de la conception à la lumière de la forte concurrence sur les produits importés que connaît ce domaine, sans omettre les répercussions de la Covid-19». À cela s’ajoute un autre défi de taille, celui de la qualité et du rendement. Des axes incontournables qui renseigneront sur le taux de développement de ces filières, et sur la valeur de la performance qui sera engendrée. C’est précisément à travers ces principes de suivi, que l’accompagnement de l’État, pour relancer le secteur du textile et des cuirs, prendra toute sa mesure. D’où l’importance de ces réunions d’évaluation, qui recentrent les efforts et les actions sur la nécessité de diriger le secteur vers «l’amélioration du modèle de gouvernance, la coordination avec les laboratoires et les centres de recherches, la valorisation des actifs inexploités, la relance des entreprises en suspens, la restructuration des établissements souffrant de sérieux problèmes, la mise en place d’un système d’information et l’accélération de la numérisation». À ce titre, Zeghdar a insisté sur «l’importance d’être au diapason des développements et des mutations en matière de textile et de tannerie tout en améliorant la compétitivité des produits sur le plan qualité/prix et la productivité à travers l’augmentation du rythme de production et l’exploitation optimale des capacités productives outre la maîtrise des coûts de production».