LES SEMEURS DE DESESPOIR PROFESSIONELS UTILISE CE BIAIS SCIEMMENT.
Vous connaissez cinq entrepreneurs qui ont réussi, et vous en concluez que « tout le monde peut réussir ». Votre voisin a acheté une maison, votre cousin a lancé une entreprise, votre ami a doublé son salaire. Pour vous, la réalité est évidente : l’économie fonctionne, les opportunités existent, et ceux qui échouent sont simplement des exceptions.
À quelques kilomètres de là, une autre personne observe une réalité inverse. Elle voit des licenciements, des fins de contrat, des proches qui peinent à joindre les deux bouts. Pour elle aussi, la conclusion est évidente : l’économie est en crise, le système est bloqué, et les réussites sont des anomalies.
Les deux sont convaincus d’avoir raison. Les deux s’appuient sur des faits réels. Et, plus important encore, les deux sont sincères. Pourtant, ils commettent la même erreur fondamentale : ils sont sûrs que leur expérience reflète la réalité générale, que c’est ce qui se passe partout… comme si leur cerveau était un office national des statistiques.
Il ne l’est pas.
Votre cerveau n’analyse pas des millions de données. Il n’observe pas un pays. Il n’observe même pas une ville. Il observe quelques dizaines de personnes, parfois moins. Et à partir de cet échantillon microscopique, il fabrique une illusion de compréhension globale.
Ce raccourci est automatique. Il est invisible. Et il est dangereux.
Le cerveau humain est conçu pour survivre dans un environnement local, pas pour comprendre des systèmes complexes impliquant des millions d’individus. Il extrapole. Il simplifie. Il transforme le fragment en totalité. Ce que vous voyez devient, inconsciemment, ce que vous pensez être la norme.
Ce mécanisme crée des certitudes qui reposent sur presque rien. Une expérience personnelle devient une preuve. Un cercle social devient une population. Une impression devient une vérité.
La science a même identifié la limite précise de ce phénomène. L’anthropologue Robin Dunbar a montré que le cerveau humain ne peut maintenir qu’environ 150 relations sociales stables. Pas 150 000. Pas 15 millions. Environ 150.
Cela signifie que votre perception du monde repose, au mieux, sur un échantillon de 150 personnes dans un monde qui en compte des milliards.
Autrement dit, même dans le meilleur des cas, votre « réalité » repose sur 0,000002 % de l’humanité.
Et pourtant, c’est sur cette base infinitésimale que le cerveau produit ses jugements les plus catégoriques, ses convictions les plus solides, et parfois ses certitudes les plus arrogantes.
Le nombre de Dunbar ne limite pas seulement le nombre de relations que vous pouvez entretenir. Il limite, silencieusement, la portion du réel que vous pouvez percevoir.
Hope & ChaDia
P.S: Le nombre de Dunbar ou la limite invisible de votre réalité
Dans les années 1990, l’anthropologue Robin Dunbar a identifié une contrainte fondamentale du cerveau humain : nous ne pouvons maintenir qu’environ 150 relations sociales stables. Cette limite, connue sous le nom de nombre de Dunbar, n’est pas culturelle. Elle est neurologique. Cela signifie que, toute votre vie, votre perception directe de la société repose sur un échantillon d’environ 150 personnes. Pas un pays. Pas une ville. 150 personnes. Votre cerveau n’a donc pas accès à la réalité globale. Il n’a accès qu’à un fragment. Pourtant, il traite ce fragment comme s’il était représentatif de l’ensemble. Autrement dit, ce que vous appelez « la réalité » est souvent simplement la projection statistiquement insignifiante de votre cercle social limité.