
En attendant l’organisation d’autres réunions dans les prochains jours avec les membres du Conseil de l’investissement, M. Zikara a souligné, lors de son passage dans l’émission «Chourouk morning», que «les accords approuvés concernent des projets qui étaient bloqués et devaient être accompagnés et prolongés pour des périodes d’investissement».
L’invité a expliqué que «les problèmes qui freinent l’investissement sont dus aux mentalités et à la bureaucratie, en plus du problème de communication». Dans le même contexte, M. Zikara a souligné que «la numérisation est la seule solution pour éliminer la bureaucratie et la corruption».
Répondant à une question sur le véritable rôle de du CNI, le DG de l’ANDI a déclaré que «l’action de ce Conseil s’exerce désormais en matière de décisions stratégiques relatives à l’investissement et en matière d’examen des dossiers d’investissement présentant un intérêt pour l’économie nationale».
Lors de son intervention, M. Zikara est revenu sur les chiffres donnés par le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, qui avait a annoncé, jeudi, le déblocage de 890 dossiers en suspens au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI). «Le ministre a précisé que plus de 1500 dossiers ont été déposés par des investisseurs auprès de l’ANDI pour bénéficier des avantages et des exonérations prévus par la loi sur l’investissement, mais ils sont restés sans suite pour des raisons judiciaires», a-t-il ajouté, soulignant que le traitement de ces dossiers se fait en «coordination» entre les ministères de l’Industrie et de la Justice.
Zikara a affirmé que les mesures d’urgence prises en application des instructions données par le président de la République Abdelmadjid Tebboune pour débloquer les projets d’investissement achevés et à l’arrêt pour des raisons administratives, ont permis à ce jour de lancer 380 unités de production réparties sur 40 wilayas.
Ces projets permettront la création de 23 165 d’emplois directs, sans compter les emplois indirects qui seront créés à la faveur de la mobilité économique engendrée par ces activités au niveau de leurs périmètres.
Il s’agit d’une démarche qui vise à rétablir la confiance entre les investisseurs et l’Etat, a-t-il dit, affirmant avoir perçu une grande satisfaction auprès des opérateurs dont l’intérêt sera axé désormais sur la réalisation de leurs objectifs économiques.
Le DG de l’ANDI a fait savoir que «l’Etat travaille actuellement à récupérer le foncier qui a été accordé dans le cadre de l’investissement, mais qui n’a pas été exploité», ajoutant que «le Parlement discutera de la loi sur l’investissement dans les prochains jours», expliquant que «ce projet de texte vise la mise en place d’un cadre juridique favorable à la relance de l’investissement productif des biens et services, la facilitation et la simplification des procédures administratives liées à l’acte d’investir», précise la même source.
Dans ce cadre, la révision proposée vise à mettre en adéquation le dispositif juridique et réglementaire régissant l’investissement avec l’environnement économique actuel et promouvoir la destination de notre pays aux Investissements directs étrangers (IDE)», ajoute M. Zikari, notant que «ce projet de texte fera l’objet d’un examen lors d’un prochain Conseil des ministres».