Quelle sera la riposte algérienne aux Sionistes?

Quelle sera la riposte algérienne aux Sionistes?

Monday, 11 April 2022 2:57 PM  [ Last Update: Monday, 11 April 2022 6:27 PM ]

C’est la seconde attaque aux drones d’Israël contre l’Algérie qui se déroule au Sahara et qui s’avère sanglante, la première remontant en 2021 et ayant coûté la vie à  trois Algériens. Toujours retranché derrière l’armée marocaine, l’entité sioniste a frappé alors même qu’elle vient de signer d’importants accords militaires, et surtout aéronautiques avec Rabat, ce qui signifie que cette attaque pourrait n’être qu’un début.  Mais l’Algérie à qui les Yankee parrains des Sionistes demandent une hausse de sa production gazière pour remplacer celle de la Russie mais qui le refuse allant jusqu’à annoncer des exercices conjoints avec l’armée russe, eh bien cette Algérie va-t-elle rester les bras croisés ? La mort de trois Algériens à Tindouf, les Algériens y ont riposté en créant une alliance de fer algéro-sahélienne contre l’expansion de l’OTAN à laquelle a pris part la Russie. Cette fois la riposte algérienne risque d’être encore plus inattendue. Visera-t-elle les bases israéliennes près des frontières algériennes là où l’entité dit vouloir découvrir du pétrole? Mais que s’est-il passé au juste? 

La région nord de la frontière désertique mauritanienne a été le théâtre de bombardements aux drones marocains qui ont causé des pertes matérielles et très probablement des morts et des blessés.

Une source mauritanienne a confirmé à Rai al-Youm qu’un attentat à la bombe marocain contre un convoi de camions algériens, dimanche 10 avril, avait fait plusieurs blessés parmi les civils. « Cette attaque est la deuxième du genre en cinq mois », ajoute la source.

La source militaire qui a souhaité garder l’anonymat a ajouté que le bombardement avait eu lieu vers six heures GMT, dans la région Aïn Ben Tili – l’extrême nord de la Mauritanie à seulement une centaine de mètres des zones désertiques – et de préciser que parmi les blessés figuraient des Algériens et des Sahraouis.

La source a expliqué que le lieu du bombardement était situé à moins d’un kilomètre du centre militaire (Ben Tili). « C’est un lieu de transit pour les camionneurs ; le bombardement a eu lieu pendant que les marchands accomplissaient la prière ».

Par ailleurs, le journal mauritanien, Zouerate Media, a précisé que les blessés civils mauritaniens étaient victimes d’un bombardement des marches qui avaient lieu à la frontière mauritano-saharienne dimanche à l’aube.

Le journal indique que l’armée mauritanienne a fourni les soins préliminaires aux victimes et évacué certaines d’entre elles.

De leur côté, des sources sahraouies affirment que l’attaque a eu lieu au sud de la région de Bir Lahlou [Territoires sahraouis libérés] située dans les régions désertiques qui sont sous le contrôle du Front Polisario, près de la frontière avec la Mauritanie.

Selon les mêmes sources, l’attaque a entraîné la destruction d’un des camions. Cet incident survient après le meurtre de trois civils algériens le 1er novembre dernier, alors que l’Algérie fêtait le 67ème anniversaire du début de la guerre d’indépendance vis-à-vis de la France, dans le bombardement d’un convoi commercial sur une route du Sahara occidental. L’Algérie a accusé le Maroc d’être derrière l’attaque.

L’attentat de dimanche exacerbe les tensions militaires entre l’Algérie et le Maroc, surtout en cette période critique de la crise des relations bilatérales.

Une source sahraouie a déclaré que l’attaque marocaine « vise à couper l’approvisionnement en marchandises des camps de réfugiés sahraouis, car il s’agit d’une zone empruntée par des commerçants ».

Dans le même contexte, l’analyste politique et expert mauritanien des affaires africaines, Ismaïl Yacoub Cheikh Sidya, a confirmé le bombardement par des drones présumés marocains d’un endroit proche de la frontière mauritanienne (Aïn Ben Tili et Boukrezie) plus exactement sur une bande de terrain passant entre le territoire mauritanien et les zones désertiques sous contrôle du Front Polisario. Il indique que l’attaque a visé par une dizaine de missiles des affluences de marchands de nationalités mixtes, sahraouies et algéro-mauritaniens, ajoutant que certains bus et quelques voitures ont été détruits.

L’expert mauritanien a souligné que des enregistrements audio de témoins oculaires mentionnaient la mort d’une femme et de sa fille lors du bombardement ; « un chauffeur de camion aurait lui aussi été blessé ».

Ismaïl Yaqoub estime qu’une évolution d’ordre militaire de ce genre constitue souvent une réaction à une autre qui l’a précédée.

« Il semble qu’il y ait un changement géographique des cibles des attaques que les sahraouis appellent les “bombardements quotidiens” », ajoute l’expert politique, en référence au communiqué militaire sahraoui numéro 502, publié samedi.

Pour rappel, les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené samedi de nouvelles attaques contre les positions et retranchements des forces d’occupation marocaines dans les secteurs de Smara et Haouza, a indiqué le communiqué militaire numéro 502 rendu public par le ministère de la Défense sahraoui.

Selon le communiqué relayé par l’agence de presse sahraouie SPS et par Algérie Presse Service APS, les unités de l’APLS (affiliée au Front Polisario) ont ciblé les forces de l’occupant marocain par des bombardements intenses dans la région de Khenka Houria (secteur Smara) ainsi qu’à Rous Leksibine et Lemkiteb (secteur Haouza).

Vendredi, les forces sahraouies ont mené des « bombardements intenses » contre les forces d’occupation marocaines dans les régions Rous Sebti, Akouira Ould Blal et Oum Dakan aux secteurs de Mahbes et d’Oum Adrika.

Les attaques de l’Armée sahraouie se poursuivent contre les positions des forces d’occupation qui font subir de « lourdes pertes humaines et matérielles » le long du mur de la honte, conclut le communiqué. Il conviendrait également d’ajouter que le mur des Sables (également appelé « mur marocain », « mur de défense » ou « mur de sécurité » au Maroc et « mur de la honte » en Algérie) est une barrière de séparation érigée au Sahara occidental par le Maroc à partir d’août 1980 et achevée en 1987.

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