J’étais très heureux de voir Mr le premier ministre inauguré un nouveau navire Algérien. Je me demande cependant si l’Algérie nouvelle à laquelle nous croyons tous en tant que patriotes, a pris le temps d’établir un système de control adéquat pour éviter que le cout journalier de nos navires ne soit pas le double du cout journalier des navires similaires battant des pavillons étrangers, que la pièce de rechange neuve de nos navires ne soit pas vendue à des ferrailleurs étrangers, que nos navires ne rentrent pas à moitie pleins car l’affrètement est plus lucratif pour certains, que les réparations soient effectuées dans des ports Algériens et que les pannes ne soient pas soudainement découvertes des que nos navires quittent les ports Algériens. Pour résumer, que les gestionnaires qu’ils soient sédentaires ou navigants travaillent pour rentabiliser et protéger ces navires.
Protéger et multiplier la production locale est une nécessité si nous voulons préserver nos réserves en devise et offrir du travail à nos jeunes chômeurs. Existe t’il cependant des organismes aptes à Controller la conformité et la qualité de ces produits afin d’éviter de protéger la médiocrité et surveiller les prix de vente de ces produits pour éviter de protéger le gain facile sur le dos de nos concitoyens. Il est nécessaire de protéger la production locale sur des bases saines en créant des produits concurrentiels qui serviront l’économie nationale.
Les entreprises étatiques avaient un impact positif sur l’économie nationale dans les années 70 jusqu’au début des années 80, période durant laquelle nous avons assisté à un renversement intégral des valeurs du entre autres à une libéralisation anarchique de notre économie nationale. Je suis convaincu que notre Algérie nouvelle peut remettre en production plusieurs de ces entreprises en rénovant leurs équipements et surtout en rénovant les mentalités des gestionnaires et des travailleurs en établissant de nouvelles règles de gestion et de travail.
Comme l’ont découvert plusieurs de nos ministres technocrates, il est tres difficiles de changer des mentalités qui sont bien encrées dans notre société depuis plusieurs décennies, il n’y aura certainement pas de miracles mais petit à petit nous arriverons en premier lieu à arrêter l’hémorragie puis à fermer la plaie.