Contribution : Cinéma algérien, quelle voie de salut ?

May be an image of 1 personPar Hammoudi Abdelouahab , scénariste-réalisateur

Si le cinéma algérien semble tourner en rond, c’est parce que, me semble-t-il, nous manquons d’une vision claire, de la fonction du cinéma dans une société moderne, tout court.
Faire un cinéma algérien, c’est-à-dire uniquement destiné aux Algériens, est un non-sens à mon avis.

Pourquoi ? Parce que tout simplement les spectateurs algériens font partie, dans ce monde de globalisation, des spectateurs de la planète.
Ils voient tous genres de films et possèdent une éducation visuelle extraordinaire.
De plus, le défi qui s’est posé et qui se pose à la Télévision nationale en termes d’audience avec la prolifération des chaînes de télévision par satellite est le même qui se pose au cinéma algérien aujourd’hui.
Nous avons un public averti auquel est proposé en quantité un spectacle de qualité, particulièrement celui provenant de Hollywood et qui devient exigeant.
Pour répondre à ces exigences du public cinéphile algérien et à travers lui aux spectateurs du monde entier, à côté des films qui se font actuellement et qui continueront à se faire pour un certain temps, il faudra penser à créer un autre cinéma, ce sera le cinéma algérien à venir.
Un cinéma algérien à venir, vous dites mais comment faire ?
La réponse : et si nous suivions le chemin de ceux qui ont réussi ?
Aux USA, qui sont toujours les pionniers dans ce domaine, lorsqu’ils produisent un film, ils pensent le monde en entier et le public cinéphile de notre pays fait partie de l’audience visée (Target audience).
Un autre pays, l’Inde et son Bollywood agit de même. Parmi l’audience visée lors de la production d’un film, figure le monde arabe.
Si on prend les USA comme exemple, les recettes qui leur parviennent d’un film projeté en Chine dépassent souvent celles accumulés aux US.
Donc, si on veut développer notre cinéma à l’avenir, on doit voir grand et faire des films pour le monde. Pour être plus précis, les vendre au monde en entier.
Et là, pas besoin de s’inquiéter, car on ne perdra rien de notre identité puisqu’il y aura l’histoire qui sera nôtre, les noms des personnages et le décor naturel. Dans le cas de l’Algérie, c’est vraiment un studio à ciel ouvert !
De la même façon que l’on cherche à vendre nos matières premières, nos dattes, etc., on peut aussi penser à vendre nos histoires et là, personne ne pourra nous dire que nous en manquons !
Je ne dis pas qu’il faudra faire des films dans le genre dans lequel ces pays excellent (par exemple le genre policier) et essayer de le leur vendre ou de réaliser un film étranger à notre culture.
Je pense aux histoires de notre patrimoine millénaire et à notre société particulière.
Et là, on pourra investir dans un genre très prisé par les spectateurs du monde entier, à savoir le genre fantastique.
Pour rappel, les films tirés du patrimoine arabe tels que Sindbad le marin, Aladin ou la lampe merveilleuse, Ali Baba et les quarante voleurs ont été de grands succès du cinéma mondial.
Il y aussi le drame, le film de guerre et l’animation. Ces quatre genres ensemble font les créneaux de choix pour le cinéma algérien à venir.
Dans l’esprit du cinéma algérien à venir, on pourra penser à faire des remakes (à titre d’exemple) des films Le vent des Aurès et La bataille d’Alger mais avec une vision actuelle des choses.
On peut faire objection et dire que le film c’est de la culture, ce n’est pas du commerce, le sacraliser parce que c’est de l’art. Cette vision a fait son temps.
La vérité est tout autre. Derrière le cinéma, il y a une industrie et derrière cette industrie il y a de l’argent.
On investit pour gagner de l’argent. Et lorsque l’investisseur algérien, y compris l’Etat, toujours prisonniers d’un système de pensée archaïque, comprendront qu’il n’y pas de honte à vouloir gagner de l’argent à travers le cinéma, on pourra démarrer.
Un exemple. En France, il y a un grand réalisateur et scénariste qui s’appelle Luc Besson.
Il écrit très bien ses scénarios en français, qui est sa langue maternelle, et il en a réalisé certains dans cette langue si belle et si raffinée mais qui a quand même ses limites.
La trouvaille de Luc Besson, c’est d’écrire ses scénarios en anglais ! Et figurez-vous qui les produit ?
Les télévisions françaises parmi lesquelles on trouve Canal+, M6 et TF1! Là pas de tabou. Pas de chauvinisme, pas de patriotisme mal placé, pas de sacralisation de la langue mère mais juste une
stratégie mise en œuvre.
Si le film est fait en français, il passera en France, en Belgique, Suisse, Québec dans les pays francophones et c’est tout. La rentabilité sera limitée.
Mais quand le film est fait en anglais, il a une distribution internationale et là, l’argent coulera à flots pour les télévisions productrices du film !
Pour la France et les pays francophones, il y aura bien sûr une version doublée en français.
Rien n’est perdu du moment qu’il y a toujours une version française du film et la France restera toujours présente sur la scène du cinéma mondial.
Un exemple concret, son film Taken2. Il a été produit par EuropaCorp (société de Luc Besson, française).
Grive Productions (société française).
Canal+ (TV française).
M6 Films(TV française.
Ciné+(TV française).
Dune Entertainment (société US).

Pour $45 millions il a généré $376.1 millions au box office
Voici la fiche technique
Taken 2
Theatrical release poster
Directed by : Olivier Megaton.
Produced by : Luc Besson
Written by : Luc Besson
Robert Mark Kamen.
Starring : Liam Neeson
Maggie Grace
Famke Janssen
Rade Šerbedžija
Music by : Nathaniel Méchaly (fr).
Cinematography : Romain Lacourbas.
Edited by : Camille Delamarre
Vincent Tabaillon
Production company :
EuropaCorp
Grive Productions
Canal+
M6 Films
Ciné+
Dune Entertainment
Distributed by : 20th Century Fox (US)
EuropaCorp (France)
Release dates :
• 7 september 2012 (Deauville Film Festival)
• 3 october 2012 (France)
• 5 october 2012 (US)
Running time : 91 minutes[1][2] Country : France[3][4][5] Language : english
Budget : $45 million[2][6] Box office : $376.1 million[2] On voit bien :
Pays d’origine : France
Langue : anglais.

Un autre exemple nous vient de Dubaï, d’un dessin animé intitulé «Bilal» produit par le Saoudien Ayman Jamal.
Bilal : A New Breed of Hero
Directed by : Khurram H. Alavi
Ayman Jamal
Produced by : Ayman Jamal
Arif Jilani (Exec Producer)
Gene Lim (Exec Producer)
Screenplay by : Alex Kronemer
Michael Wolfe
Khurram Alavi
Yassin Kamel
Story by : Ayman Jamal
Starring : Adewale Akinnuoye-Agbaje
Ian McShane
China Anne McClain
Jacob Latimore
Music by : Atli Örvarsson
Edited by : Patricia Heneine
Productio company : Barajoun Entertainment
Distributed by : AMBI Distribution
Release date : 2017
Running time : 105 minutes
Country : United Arab Emirates[1] Language : english
Budget : $30 millions[1]

Pour réaliser, à travers sa société de production Barajoun à Dubaï, un film d’animation en anglais qui a pour titre «Bilal», Ayman Jamal a réuni les meilleurs animateurs du monde qui ont travaillé sur les films d’animation et d’action suivants :
Smurfs
Thor
Madagascar
Iron Man
Harry Potter
The expendables
Pirates of the Caribbean
Lord of the rings
A Christmas Carol
Kung Fu Panda
The Matrix
Dragons-Riders of Bern
White House down
300
Assault on Wall street
Conan
Shrek
The Avengers
Ensuite, il a fait du film, des versions doublées dans la plupart des langues du monde et bien sûr en arabe !
Un autre exemple bien de chez nous. Le film Les portes du soleil avec Mike Tyson et réalisé par Jean-Marc Minéo.

Les portes du soleil
Données-clés
Réalisation : Jean-Marc Minéo
Scénario : Jean-Marc Minéo
Acteurs principaux : Zakaria Ramdane
Smaïn Lorie
Sociétés de production : Access V Prod
Pays d’origine : Algérie
Genre : action
Durée : 90 minutes
Sortie : 2015

Mais hélas, le film à mon avis est passé à côté. Les raisons ? Pour qu’un film soit international, il faut que la bande son soit internationale.
Pour que l’âme du film soit algérienne, même si les acteurs sont étrangers, même si le réalisateur est étranger, il faut que le scénario soit écrit par un Algérien ce qui n’est pas ici le cas.
A l’inverse, si les acteurs sont algériens, le réalisateur est étranger et le scénario est écrit par un étranger, le film est étranger, ce qui est ici le cas !
La sève d’un film, c’est le scénario.
Seul un Algérien peut penser algérien et écrire Algérien et peut ainsi apporter un plus à l’humanité.
Si la datte est algérienne, peut importe l’empaquetage et la langue écrite dessus pour la présenter. On mangera toujours une datte algérienne Deglet Nour et le monde saura d’où elle provient.
La solution pour réussir ? C’est de chercher à universaliser le local qui n’existe nulle part ailleurs.
C’est notre gage de réussite. Montrer quelque chose que les autres n’ont pas l’habitude de voir ou n’ont jamais vue !
Trouver le Seigneur des anneaux dans les histoires de nos grands-mères.
Pour faire des bio-pics, on suivra les traces de Gladiateur, Spartacus, Ghandi, Le message, Omar El Mokhtar, etc.
Ces films ont été faits pour toute l’humanité car ces hommes, dans leur évolution spirituelle, deviennent un modèle pour toute l’humanité. Et c’est dans ce sens qu’il faut opérer, si on veut faire un film sur un héros national. Faire ce film uniquement pour les Algériens, c’est prêcher auprès de gens déjà convaincus et personne ne vous contredira si vous leur dites que l’Emir, Ben Boulaïd, Ben M’hidi sont des personnages exceptionnels.
Si les Algériens ont aimé Gladiateur, Spartacus, Ghandi, Le Message, Omar El Mokhtar, c’est parce que les personnages de ces films n’appartiennent pas uniquement à leurs pays respectifs mais aussi à l’humanité entière et ont enrichi à travers leurs parcours et actes héroïques, les valeurs de cette même humanité.
Dans cette optique, un film sur un héros national intéressera les Algériens et les spectateurs partout à travers le monde lorsqu’il apportera de nouvelles valeurs au monde et ces valeurs seront éminemment nôtres. C’est là notre apport au développement civilisationnel mondial.
Mon humble vision d’un film sur un héros algérien serait la suivante :
Comme exemple, commençons par le nom du héros à faire connaître aux jeunes algériens et au monde.
Prenons le cas de l’Emir Abdelkader.
L’Emir Abdelkader El-Djazaïri. El-Djazaïri, c’est-à-dire l’Algérien. Le personnage en entier est déjà contenu dans le titre du film.
Etre algérien veut dire qu’il porte des valeurs propres à ce pays et qui datent de l’Antiquité.
Puisque l’homme est aux facettes multiples, quelle est la facette qui répond le mieux aux attentes actuelles de ce monde et à celles de la jeunesse algérienne ?
Il s’agit d’offrir un modèle d’identification à tous. Et là, c’est le rôle du génie de l’écriture scénaristique et de la réalisation.
Et seul un scénario à la hauteur peut aboutir à un film à la hauteur.
Et ce scénariste doit être algérien car l’écriture du scénario pour le film est à la fois un engagement patriotique et une responsabilité sociale car le travail abouti sera une source de fierté pour le pays si le film a du succès ou source de dérision dans le cas contraire.
Parmi les paradigmes d’écriture scénaristiques qui existent de par le monde (il y en a une dizaine), il faut choisir celui qui sied le mieux ici et qui est sans nul doute celui confectionné à partir des travaux de Joseph Campbell : «le voyage du héros» (the hero’s journey en anglais.), par Christopher Vogler.
A travers ce paradigme d’écriture de scénario, l’Emir sera appréhendé comme un héros en devenir.
En résumé : si l’Emir est un héros, et il l’est, c’est parce qu’il a commencé son voyage initiatique ici en Algérie en forgeant sa personnalité dans un combat physique contre les envahisseurs français, en poursuivant son combat mais sous une forme intellectuelle dans la captivité en France et en le finissant en Syrie en méritant pleinement son titre de l’Emir Abdelkader El-Djazaïri. Le premier combat, c’était l’initiation à travers le feu des armes.
Le deuxième combat c’était la continuation de l’initiation par le choc des idées durant sa captivité.
L’ultime combat fut celui de la perfection morale : tolérance et justice à travers son célèbre acte de défense des chrétiens en Syrie.
Le destin de l’Emir n’était pas de libérer l’Algérie ni de défaire la France militairement, la conjoncture ne s’y prêtant pas à l’époque, mais de faire valoir les valeurs intrinsèques du peuple algérien que nous devons reconquérir, et ces valeurs il les a vécues ici en Algérie, puis imposées en France comme prisonnier et enfin en Syrie où il a été déporté. Donc le combat de l’Emir a été plus un combat de valeurs qu’un combat d’armes.
L’initiation soufie a accompagné toutes ces étapes qui sont autant de haltes (mawakif) comme dans son célèbre livre.
Donc la description de l’Emir ne saurait se suffire d’une partie de son long parcours.
Il s’agira de montrer que la vie de l’Emir n’est faite que de jalons lesquels, pris isolément, certains peuvent paraître négatifs mais, vus dans la totalité du vécu émirien, s’avèrent être des éléments rationnels, indispensables et constitutifs de l’avènement de la forme la plus achevée du héros émirien : l’idéal algérien de liberté, de tolérance et de justice.
L’arc du développement du caractère de l’Emir sera le suivant :
Algérie (Emir jeune) – France (Emir mûr)-Syrie (apothéose du personnage)-Algérie (retour du héros avec l’élixir vers on pays, ici sous forme de martyr, la réappropriation de l’Emir par son peuple sous forme d’un idéal à réaliser, l’Emir est nôtre, le combat continue).
Le film sur l’Emir doit nous faire revivre affectivement et émotionnellement le drame de ce héros martyr qui s’est sacrifié pour son pays et en faire la décharge cathartique salutaire vers une réappropriation éclairée de notre identité millénaire.
Car l’Emir ne vient pas du néant. Il est la résultante d’un passif : l’Histoire algérienne depuis l’Antiquité et qui continua à travers lui jusqu’à la génération de Novembre et se poursuit jusqu’à aujourd’hui.
L’idéal du héros émirien a été l’idéal algérien de liberté, de tolérance et de justice depuis l’Antiquité et jusqu’à aujourd’hui, d’où le sentiment de solidarité inné de l’Algérien avec toute personne opprimée.
La particularité de l’Emir est le produit de la particularité de l’Afrique du Nord comme celle de tout Algérien.
Et c’est en ce sens que le film sur l’Emir doit être un modèle d’identification pour le jeune Algérien et permettre à l’Algérie de contribuer par un apport personnel à travers la personnalité de l’Emir à la construction d’un humanisme qui sauvera l’humanité.
Et là, notre (nos) héro(s) national (aux) ne sera (ont) pas un super héros. Juste un (des) homme(s), exceptionnel (s)certes mais humain(s), qui aime(ent) sa (leurs) famille(s), sa (leurs) tribu(s), son(leur) pays, qui s’est (se sont) cultivé(s) et qui a (ont) continué à apprendre toute sa(leurs) vie (s).
Et selon le cas, aussi guerrier(s), poète(s), philosophe(s) ou un homme(s)
de religion.
Michael Onushco, un professeur et pédagogue américain disait que le but de l’enseignement de l’éducation civique à l’école est de produire un citoyen responsable, de penser sur le long terme et faire en sorte que nos enfants et les enfants de nos enfants puissent vivre dans un monde meilleur que le nôtre. (1)
Selon cette terminologie moderne, nos héros nationaux ont pensé sur le long terme, la plupart ne se voyaient pas survivre à la révolution de 54, et en ça, ils ont été des citoyens responsables.
Protéger l’image de son pays et celle de son peuple est le comportement d’un citoyen responsable et aussi celui d’un artiste responsable.
De cette façon, nos héros nationaux portés à l’écran pourront être un modèle de comportement pour nous et pour le monde : la victoire de l’homme sur son ego, le plus beau geste d’altruisme et d’amour.
Au fait, pourquoi ne pas penser, au lieu de faire un film pour chaque héros, à faire un long métrage où tous ces héros seront représentés, du moment qu’ils ont tous participé à la même révolution ?
Un exemple de bio-pic réussi :
Le film Ghandi a été produit pour $22,000,000.
Il a rapporté $127,767,889.
C’est une coproduction indo-britannique.

Récompenses

Oscars
Oscar du meilleur film
• Oscar du meilleur scénario original
• Oscar du meilleur réalisateur
• Oscar du meilleur acteur
• Oscar du meilleur montage
• Oscar de la meilleure direction artistique
• Oscar de la meilleure photographie
• Oscar de la meilleure création de costumes

British Academy Film Award
British Academy Film Award du meilleur film
• British Academy Film Award du meilleur acteur
• British Academy Film Award du meilleur réalisateur
• British Academy Film Award de la meilleure actrice dans un second rôle pour Rohini Hattangady
• British Academy Film Award du meilleur nouveau venu dans un rôle principal

Golden Globes
Golden Globe du meilleur réalisateur pour Richard Attenborough
• Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique pour Ben Kingsley
• Golden Globe du meilleur film étranger
• Golden Globe de la révélation masculine de l’année pour Ben Kingsley
• Golden Globe du meilleur scénario pour John Briley
Et pourtant Ghandi est un personnage hindou. Donc on peut faire un bio-pic tout en faisant un film rentable. Il faut juste savoir s’y prendre.

Conclusion :
Dans le cinéma algérien actuel, la tendance pour le réalisateur est de se faire valoriser à travers le passage de son film dans les festivals et la collection des prix.
Le film passe en second plan et n’est vu que par quelques privilégiés. Autant dire une vision pathologiquement narcissique du cinéma : le film est destiné à une élite (la presse, les festivals) seuls censés aptes à comprendre le génie du réalisateur.
Dans le cinéma algérien à venir, le contraire sera vrai.
Le succès public (mondial ?) du film imposera le réalisateur et son équipe et les prix des festivals seront une suite logique et pas nécessairement déterminante dans le succès du film.
Dans le cinéma algérien à venir, l’ego du réalisateur passera au second plan car il aura compris que son rôle sera d’éduquer à travers l’art et d’œuvrer à instaurer un monde meilleur.
Il aura compris que le premier à valider son film sera son succès auprès du public et donc commercial et non les prix des festivals qui sont certes utiles mais non une condition préalable et absolue.
Pourquoi les gens paient pour voir un film ? C’est leur désir que le film leur apporte quelque chose et qu’il les aide dans leur effort de transformation positive, ce qui est en réalité la véritable définition du film : divertissement éclairé.
Le ministère de la Culture est bien placé pour savoir que, dans le domaine du cinéma, il n’y a pas uniquement que la fiction.
A côté, il y a aussi le film d’animation et le film documentaire.
L’Etat, à travers le ministère de la Culture, peut devenir le producteur de ce cinéma de qualité et rentable.
Mais là, place aux talents. On ne peut continuer à tourner des films avec les techniques de réalisation des années 60 ou avec du bricolage ! Les bonnes intentions ne suffisent plus dans ce domaine. Ou l’on se recycle ou on est dépassé.
Pour le foot, on a fait appel aux talents algériens disséminés un peu partout dans le monde. Pourquoi pas pour les métiers du cinéma ?
Seulement, comme pour le foot, il ne faut pas oublier ceux qui sont ici, s’ils ont prouvé par des travaux préalables, qu’on peut compter sur eux. Ce que nous venons de décrire n’est rien d’autre qu’une nouvelle perspective et un autre terrain à défricher qui peuvent, sans nul doute, aider à trouver une solution, en ces temps de vaches maigres, à la crise du cinéma algérien, susciter un renouveau de la culture algérienne et mieux, en faire une source de rentrée de devises. Cela revient à penser exportation… de notre culture millénaire.
Le peuple algérien a fait l’une des révolutions les plus difficiles de l’Histoire. Cela nous convainc de ses capacités à faire des révolutions dans tous les domaines, et particulièrement dans le domaine du cinéma. Produire deux ou trois films viables commercialement et impeccables sur les plans artistique, contenu et thème, fait partie du possible.
Donc, action !
H. A.

Civic education :
https://www.youtube.com/watch?v=5bwP0956oSs

BIO
Courts métrages :

1976 – Le village maudit
1980 – Portefeuille quand tu nous tiens. (1er prix)
1981 – Portefeuille quand tu nous tiens 2.
1981 – Haut les mains
1982 – Frustration
1981 – Transfert
1983 – Impossible
1983 – Duel à Dingo Zingo
1984 – Megahertz (3e prix)
1985 – Super narcissus
1994- Prix : «Médaille de la ville de Bruxelles (Belgique) pour toute la production.»

Video DV :
2002- Le site préhistorique de Aïn-El-Hanech
2003 – Le parc de Sétif
2004 – Dominant parents-Violent child (Anglais sous titré en français)
2005 – Addiction : a disease ? (anglais)
2006 – Learning Styles (anglais sous titré en français)
2006 – Civic Education (interview avec Michael Onushco USA)
2006 – Learning Styles (interview avec Elison Oswald USA)
2014 – The Plastic Bags Attack
2016- Multiple Intelligences (anglais sous titré en français)

Long métrage de fiction (téléfilm)
2007- La Lune ne se lève que la nuit (scénariste) produit par Studak Films.

Scénarios ;
– Bled el haoua (la cité de l’air)
– Mer romaine
– The Golden Nightingale (action-thriller)
– Lamalif and the Toad Skin Hat (fantasy-action)
– Stony I (horror-thriller)
– Nahualli (action-suspense)

Nouvelle :
2005 – Bara Gouda

Livres :
– La Nuit des Blachangas (roman fantastique) – Editions Le Manuscrit Paris (France) 2006
– Le Rossignol doré (roman) – Editions Le Manuscrit Paris (France) 2007
– Le Trésor de L’Amenokal (roman) – Editions Le Manuscrit Paris (France) 2007
– La Lanterne de l’Espoir (Essai) – Editions Le Manuscrit Paris (France) 2008
– The Lantern of Hope (essai en anglais) – Editions Le Manuscrit Paris (France) 2008.

Source : https://www.lesoirdalgerie.com/articles/2017/01/16/print-41-207782.php

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