Le «boom»

Exportations hors hydrocarbures

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Il est impératif d’augmenter les «exportations hors hydrocarbures à 5 milliards de dollars, d’ici fin 2021», avait déclaré le président de la République en août 2020.

L’objectif a été atteint. L’Algérie a continué de surfer sur cette courbe ascendante. Ses exportations hors hydrocarbures ont atteint un niveau record en 2022: 7 milliards de dollars. Le déclic a eu lieu suite à la déclaration du chef de l’État. Il est impératif d’augmenter les «exportations hors hydrocarbures à 5 milliards de dollars, d’ici fin 2021», contre les 2 milliards de dollars actuels avait déclaré Abdelmadjid Tebboune lors de la Conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle, qui s’est tenue en aout 2020 soulignant que la dépendance quasi totale de l’économie nationale à la rente pétrolière «est fatale pour l’intelligence et l’esprit d’initiative». L’appel a été entendu. La situation n’était, en effet, plus tenable. L’addiction au pétrole met l’Algérie dans un stress chronique pratiquement permanent. Dès que les prix du pétrole plongent, l’économie nationale, dont les exportations pétro-gazières constituent l’essentiel de ses revenus en devises, montre toute sa fragilité.
Pour L’Algérie qui est, pieds et poings liée à son or noir, le modèle économique qui repose sur la rente pétrolière est nocif, une malédiction pour le pays qui n’a d’autre salut que de se doter d’une économie créatrice de richesse. Une situation qui n’est ni viable, ni tolérable, pour un pays dont les moyens, les richesses, sont avérés pour sortir d’une dépendance insolente à son or noir qui, de surcroît, n’a guère été valorisante. Le constat est amer. La dépendance quasi totale de l’économie nationale à la rente pétrolière «est fatale pour l’intelligence et l’esprit d’initiative», avait souligné le président de la République. Le chef de l’État a décidé de mettre le holà. À partir des deux prochaines années, la dépendance aux hydrocarbures devra être réduite d’au moins 80%, avait exigé, il y a moins de trois ans, le premier magistrat du pays. Une batterie de mesures a été mise en oeuvre pour encourager les exportateurs et la dynamisation des exportations algériennes hors hydrocarbures. On peut citer parmi elles, la création de couloirs verts dédiés à certains produits, la cession d’une bonne partie des recettes en devises au profit des exportateurs et l’amélioration de la relation avec le ministère des Finances et l’administration fiscale qui occupent à cet effet, une place de choix ainsi que la contribution de la diplomatie algérienne pour favoriser l’accès des produits algériens aux marchés extérieurs. Une onde de choc qui a permis à l’Algérie, adossée à son secteur pétro-gazier qui assure au pays l’essentiel de ses revenus et dont la bonne santé est liée à celle du baril d’or noir, d’entamer sa diversification. De casser ce verrou de la dépendance aux exportations pétro-gazières. L’appétit venant en mangeant. Le gouvernement place la barre plus haut et cible désormais les 10 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures en 2023. «En conjuguant les efforts, nous pourrons augmenter le volume de nos exportations hors hydrocarbures à 10 milliards de dollars fin 2023» avait affirmé le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane Dans une allocution prononcée, le 20 octobre 2022, lors de l’ouverture du Forum de l’export organisé par le Conseil du renouveau économique algérien (Crea). Un montant jamais atteint depuis l’accession du pays à son indépendance. Ce qui constituerait un «boom» extraordinaire…

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