Les nombres des demandes de brevets d’invention confirment le développement technologique en Algérie

 La création depuis deux années d’un ministère dédié aux startups et au soutien de l’innovation et d’un réseau national de près de 100 Centres d’appui à la technologie et à l’innovation a eu un impact positif et immédiat sur la recherche scientifique et les technologies de pointe en Algérie.

Cela s’est traduit par un nombre record en matière de demandes de brevets d’invention, ce qui est encourageant et prometteur, à peine deux années après la création de ce ministère. En effet, l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI) a enregistré quelque 117 demandes de brevets d’invention déposées au cours du premier trimestre 2022 par des chercheurs, des inventeurs et des étudiants de plusieurs universités du pays, a révélé le directeur général de cet institut, M. Abdelhafid Belmehdi.

Il a précisé que le nombre de demandes de brevet d’invention enregistrées représente 50 % des demandes (255) enregistrées durant toute l’année 2021, qualifiant cela de record depuis 1998. Il s’agit d’une évolution notable quant à l’intérêt accordé à la propriété industrielle et à la recherche appliquée en Algérie. Un intérêt qui a été favorisé, grâce notamment à la création d’un ministère consacré aux startups et au soutien de l’innovation, mais aussi grâce à un réseau national de près de 100 Centres d’appui à la technologie et à l’innovation à travers les universités pour accompagner les projets novateurs depuis la première idée jusqu’à la protection du label, selon le même responsable.

Augmentation des demandes de brevets à l’Inapi

Il faut relever que les demandes de brevet d’invention émanent surtout des jeunes, lesquels constituent ainsi la locomotive du développement technologique en Algérie. Cela dénote aussi de la prise de conscience des jeunes chercheurs quant à l’importance de la propriété industrielle, ce qui les motive pour se lancer dans l’innovation et le développement de projets économiques et industriels, a estimé le DG de l’INAPI.

Ces jeunes qui représentent l’avenir de l’Algérie sont davantage branchés sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, ce qui permet au pays d’être au diapason du développement et de la modernité. Le nombre de demandes de brevets est de bon augure pour l’Algérie, ce qui lui permettra entre autres à l’Algérie de disposer d’une économie diversifiée, basée sur le savoir et la connaissance.

En ce sens, en Europe les demandes de brevets sont également reparties à la hausse en 2021 après un recul lié à la pandémie, les technologies numériques et médicales et les entreprises asiatiques constituant les principaux moteurs d’innovation, indique mardi le bilan de l’Office européen des brevets (OEB).

EN 2021, l’OEB qui est basé à Munich a reçu au total 188 600 demandes de brevets, soit une hausse de 4,5 % sur un an, établissant un nouveau record, après un recul de 0,7 % en 2020 dû aux perturbations logistiques provoquées par la pandémie de Covid-19.

Le secteur de la communication numérique et de l’informatique a déposé le plus grand nombre de demandes (15 400, +9,4 %), suivi des technologies médicales (15 231, +8,8 %) et des technologies informatiques (14 671 demandes, +9,7 %).

Traditionnellement, le nombre de demandes de brevets constitue un indicateur précoce pour analyser l’investissement des entreprises dans la recherche. En Algérie, les demandes de brevet d’invention a augmenté, ce qui signifie que l’Algérie connait un développement technologique identique à celui des pays développés.

itmag.dz

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