Microentreprises en difficulté : 9.475 dossiers validés en 2021

Le nombre global de dossiers examinés relatifs aux microentreprises en difficulté s’élève à 17 000.

L’opération de régularisation et de sauvetage des microentreprises en difficulté se poursuit à un rythme soutenu et commence à donner des résultats conséquents sur le terrain, dans la mesure où le volume des dossiers validées aura un impact certain sur la reconstitution d’un tissu industriel à la hauteur des ambitions de la relance économique.
Dans ce sens, l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade, ex-Ansej) a annoncé «la validation de 6 475 dossiers pour le remboursement des dettes des entreprises en difficulté, estimées à plus de 1 074 milliards de centimes, en 2021». Un bilan qui dénote la volonté des pouvoirs publics de réduire l’importance du contentieux issu d’une gestion anarchique depuis des décennies, et qui constituait un lourd fardeau à faire porter aux réformes programmées.
C’est dans cette optique qu’un état des lieux a permis d’opter pour une nouvelle approche, impliquant la mise en place de nouveaux mécanismes permettant de récupérer un potentiel économique et industriel susceptible de renforcer le réamorçage économique. Autant dire que la remise en activité des entreprises en difficulté aura un effet stabilisateur et encourageant pour les nouveaux investissements. C’est précisément l’objectif recherché, car au-delà de l’importance d’éradiquer les freins et les blocages dans le domaine de l’entrepreneuriat, il est indispensable que les réformes programmées s’accompagnent d’un environnement d’investissement sain, crédible et attractif.
D’où la mise en place d’une batterie de mesures de facilitation afin d’acter un changement majeur où le volet du remboursement des dettes des entreprises en difficulté ne devrait pas constituer la faille infranchissable pour la relance économique. Il faut dire, cependant que les solutions à cette situation existaient depuis toujours, mais se heurtaient à une absence de vision et à une gestion mafieuse totalement dépourvue de la volonté de sortir de cette crise.
Au demeurant, il est indéniable que la stratégie mie en place par l’Anade est en phase de redonner une nouvelle image de son fonctionnement, mettant en exergue son intérêt au suivi et à l’accompagnement des microsentreprises en difficulté, et celles qui sont sur le point d’entamer leur création. C’est donc une nouvelle configuration de l’agence qui s’articule autour de l’impératif de se constituer en tant que partenaire qu’accompagnateur, sur lequel les microentreprises peuvent s’appuyer afin de dépasser les obstacles et les embûches, et relever les défis économiques qui s’imposent.
Dans ce contexte, l’Anade a traité durant l’année écoulée, un nombre important de dossiers émanant de toutes les régions du pays, dans l’objectif de faire bénéficier tous les opérateurs économiques de cette nouvelle stratégie, comme le relève l’agence «En application de la nouvelle stratégie adoptée pour la relance du dispositif de l’Anade et la prise en charge des microentreprises en difficulté, à travers le remboursement de leurs dettes ou la relance de leurs activités, au cas par cas, 33 séances de travail ont été tenues en 2021 par la commission de garantie, composée des représentants du Fonds de caution mutuelle de garantie risques-crédits et de l’Anade, soit 17 000 dossiers traités en 2021».

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